L'Avenir Agricole et Rural 13 septembre 2012 à 11h29 | Par E. BILLARD

OFFRE ET DEMANDE AGRICOLE - Que s’est-il passé aux Etats-Unis cet été 2012 ?

Le mois de juillet 2012 a une fois de plus montré que les marchés des matières premières agricoles sont très largement dépendants des conditions climatiques impactant les productions. Cette fois-ci ce sont les Etats-Unis qui ont connu un accident climatique comme il s’en produit tous les 25 à 50 ans. Nous vous proposons ce mois-ci de revenir sur ce nouvel épisode des marchés agricoles qui restera dans les mémoires.

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Les Etats-Unis représentent habituellement près de 40% de la production mondiale de maïs, première céréale produite devant le blé et le riz.
Les Etats-Unis représentent habituellement près de 40% de la production mondiale de maïs, première céréale produite devant le blé et le riz. - © Réussir

Pour bien comprendre la hausse des prix céréaliers cet été, il faut avant tout prendre conscience de deux éléments : la place des Etats-Unis dans la production et les exports mondiaux de produits agricoles, l’intensité tout à fait exceptionnelle de la sécheresse qui a sévit dans le pays.

En effet, les Etats-Unis représentent habituellement près de 40% de la production mondiale de maïs, première céréale produite devant le blé et le riz. Près de 50% des exports mondiaux de maïs sont réalisés par les Etats-Unis. Ainsi toute baisse de production dans ce pays se ressent immédiatement à l’échelle mondiale.

La sécheresse que les Etats-Unis connaissent depuis juin dernier peut être classée parmi les 10 plus importantes depuis l’existence des relevés météorologiques. Surtout la sécheresse a été particulièrement sévère dans les plus gros états agricoles, la fameuse Corn-Belt. Des températures supérieures à 40°C ont été constaté plusieurs jours d’affilé début juillet. Or c’est justement à cette période que le maïs se trouvait en floraison, période pendant laquelle les plantes ont des besoins en eau importants, et ne doivent pas être exposées à des températures supérieures à 30-35°C.

Le résultat a été une forte dégradation de l’état des cultures dès le mois de juin, mais surtout en juillet (fig1).  Une bonne manière de représenter les pertes de production due à la sécheresse  est de regarder l’évolution des estimations de production de la part de l’USDA entre les mois de mai et d’août. (fig2).  On constate que par rapport à l’estimation initiale, les USA ont perdu plus d’un quart de leur potentiel de production, ou 100MT ! Cela représente plus que la production cumulée du Brésil et de l’Argentine, les deux autres gros exportateurs de maïs. Chaque jour qui passait au mois de juillet voyait s’évaporer l’équivalent de 1.8MT de maïs ! L’ampleur des pertes fait que les disponibilités de maïs, et de céréales, à l’échelle vont être drastiquement réduites. La consommation va devoir être rationnée sur tous les postes : alimentation animale et humaine, éthanol, utilisation industrielle.


Suite de cet article dans notre édition du 14 septembre 2012.

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