L'Avenir Agricole et Rural 25 juin 2020 à 10h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas 

ACCORDS DE LIBRE-ECHANGE - À l’issue de son assemblée générale, le 11 juin, la FRSEA Grand Est a publié un communiqué, prenant position contre les accords de libre-échange envisagés avec le Mexique. Nous le reproduisons ci-dessous.

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À l’heure de la négociation du green deal, l’Europe continue d’envisager des accords de libre-échange avec le Mexique. Pour les producteurs français et européens, c’est plus de bio, moins de produits phytosanitaires, moins d’antibiotiques, moins d’engrais, et plus de surfaces de haute diversité… Des ambitions sans moyens financiers. Qu’importe, car le choix européen est d’ouvrir les frontières à l’import de produits qui ne respectent pas nos normes de productions françaises et européennes.

L’Europe installe ainsi une concurrence déloyale avec nos agriculteurs : ils disposent d’exonérations de droits de douane, de politiques fiscales et sociales avantageuses, et permettent l’utilisation de produits interdits en Europe (OGM, hormones de croissance, pesticides tels que l’atrazine...).
Ce qui a pour conséquence de placer dans nos rayons des produits qu’il est interdit de produire en France (et en Europe).

Consommateurs, Agriculteurs, nous sommes encore trompés

Les crises sanitaires, qui ont ébranlé l’Europe et le monde entier, ont montré qu’il y a un monde entre les convictions, la volonté de manger sain et tracé, et l’acte d’achat proprement dit. Notre président de la République affirme depuis le 16 mars que « déléguer à d’autres notre alimentation serait une folie », nous ne comprenons pas les signaux envoyés par la Commission européenne.
La ratification de ces accords commerciaux met en grand danger notre agriculture, nos prairies, la biodiversité créée par notre métier, et le tissu rural. Si nous avons à cœur de viser l’excellence, nous savons aussi que nous devons être en mesure de proposer des denrées plus accessibles, mais tout aussi sécurisées et tracées, permettant au plus grand nombre de s’alimenter et c’est dans ce cadre où l’Europe doit soutenir son agriculture, ses territoires, ses consommateurs.
En laissant faire des imports de masse, nous n’aurons pas la maîtrise de la qualité ni des conséquences environnementales, sociales et sanitaires. Nous voulons être les artisans du rebond. Nous ne voulons pas dans nos assiettes des produits issus d’une agriculture qui ne respecte pas nos standards de production.
La Politique Agricole Commune est un enjeu majeur pour l’Europe. Cette dernière ne doit pas être le seul espace économique au monde à délaisser son agriculture, pourtant garante de la stabilité géopolitique.


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