L'Avenir Agricole et Rural 25 juillet 2013 à 09h45 | Par L'Avenir Agricole et Rural

MOISSON - QUAND LA MATURITÉ SE FAIT ATTENDRE.....

Alors que la récolte des escourgeons touche à sa fin avec des rendements inférieurs à la moyenne quinquennale, les prémices de la récolte de blé et de colza augurent de bons résultats en terme qualitatif. Une tendance à confirmer dans les jours à venir.

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Joël Zehr responsable région Sud EMC 2 haute-Marne
Joël Zehr responsable région Sud EMC 2 haute-Marne - © ESTELLA DAUPHIN

La moisson a démarré avec trois semaines de retard par rapport à l’année dernière en raison des retards de maturité dû au déficit de températures, à l’insuffisance de luminosité et aux excès d’eau du printemps. Des facteurs qui obligent les agriculteurs à patienter malgré des conditions météorologiques favorables à la récolte. Attendre la pleine maturité pour chacune des cultures permet de maximiser les rendements, de limiter les pénalités et de bénéficier de bonifications

Cette année encore sera celle des grands écarts tant les facteurs d’influence sont nombreux, explique Joël Zehr, responsable de Région Sud chez EMC2: choix variétaux, itinéraires techniques, sécheresse durant les levées à l’automne, réaction des types de sols par rapport à l’excès d’eau au printemps... Cette fois, ce sont les sols argilo-calcaires qui tirent leur épingle du jeu grâce à leur pouvoir de filtration.

 

Orges d’hiver: un rendement et des prix en recul

A l’heure où nous clôturons cette édition, 90% de la collecte est réalisée. Le rendement moyen cette année sera inférieur à 60 quintaux. Il se situerait entre 55 et 58 quintaux par rapport à une moyenne quinquennale de 63 quintaux. Quant aux tendances du marché, le cours du jour au 23juillet est de plus de 50euros inférieur à l’année dernière.

Les agriculteurs ont su patienter jusqu’à la pleine maturité et ont récolté dans de bonnes conditions. De fait, toutes les livraisons sont en deçà du seuil d’humidité de 15, avec une moyenne à 13,3. C’est donc 100% du poids qui leur sera payé. Le stockage à la ferme se fera dans de bonnes conditions de conservation. A signaler, la présence de blé dans quelques livraisons, liée aux épisodes de grêle de l’an passé et aux semis précoces qui n’ont pas permis la destruction mécanique.

La moyenne du taux de protéines est inférieure à 10 pour la variété Esterel. Les livraisons effectuées à EMC2, ayant un faible taux de protéines, ne seront cependant pas pénalisées, puisque seule la limite haute de 11,5 ne doit pas être dépassée. Le calibrage dans cette variété reste acceptable avec de 70 en moyenne. La nouvelle variété Etincelle se démarque nettement avec dix points de plus au niveau du calibrage et un bon niveau de rendement. Elle devrait d’ailleurs monter en puissance dans les assolements de l’année prochaine. Parmi les variétés fourragères, Touareg confirme son bon niveau de potentiel et de qualité avec un poids spécifique moyen supérieur à 68. La variété Arturio quant à elle déçoit au niveau des rendements.

 


Blés:
la qualité serait au rendez-vous

Le premier échantillon de 200 tonnes ne permet pas d’annoncer d’indicateurs de rendements. Le poids spécifique est positif avec 78 de moyenne sur les premières livraisons, la norme à partir de laquelle s’applique une réfaction étant de 75. Quant au taux de protéines, il est de 11,5. Le minimum à respecter étant de 11. L’organisme stockeur n’a pas relevé la présence de fusariose. Concernant les mycotoxines, les analyses sont en cours. Elles jouent un rôle lors de la commercialisation de blé par l’OS.

 

Colza: moins d’inquiétudes que prévu

En colzas, les toutes premières livraisons (échantillon de 150 tonnes) s’avéreraient moins inquiétantes que prévu avec un rendement moyen autour de 30 quintaux. La tendance reste à confirmer.

Là encore attendre la pleine maturité en limitant le nombre de siliques vertes permet de gagner des quintaux, d’autant que les variétés hybrides sont moins exposées au risque d’égrainage. L’objectif est d’atteindre un cumul humidité et impuretés (H+I ) maximum de 11 pour avoir 10 tonnes livrées, 10 tonnes payées.

Il vaut mieux faire passer la récolte du blé avant celle du colza, conseille Joël Zehr.

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