L'Avenir Agricole et Rural 04 août 2016 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

MOISSON : BAISSE DE 30% EN MOYENNE POUR LES BLÉS

La moisson entame sa dernière ligne droite. Les blés confirment la déception quantitative et qualitative. Résumé de la situation avec la SEPAC.

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Jacques François, responsable transport et Jean-François Ferrant, responsable collecte. Dans ce contexte difficile, l’ensemble des équipes SEPAC se mobilise.
Jacques François, responsable transport et Jean-François Ferrant, responsable collecte. Dans ce contexte difficile, l’ensemble des équipes SEPAC se mobilise. - © T MORILLON

Les marges brutes sont en recul en moyenne de 300 ÄHa. Les chutes de rendements ne sont pas compensées par les niveaux de prix actuels. Les trésoreries de certaines exploitations vont être encore plus mises à mal cette année.

Faire accepter les qualités

Alors que la collecte des blés est effectuée à 75 %, les craintes de faibles rendements et de qualités dégradées se confirment, avec une moyenne comprise entre 35 et 60 qx. Le PS est très hétérogène de 65 à 76 kg/ha et dépend de différents facteurs : itinéraires culturaux, variétés, protection fongique et types de terre. « Le faible PMG et le nombre de grains par épi anormalement bas, conséquence du manque de rayonnement et d’une forte pression maladie, sont les causes des mauvais rendements», indique Jean-François Ferrand, responsable collecte à la SEPAC.

Afin d’optimiser les qualités récoltées, l’allotement silos et le travail du grain permettront de trouver le meilleur débouché pour les différents lots. «Les tests de nos qualités en collaboration avec les industriels meuniers, amidonniers constituent le véritable challenge de la fin de moisson, « il faudra faire accepter les qualités locales pour éviter le recours aux qualités imports » précise Jf Ferrand.

Les pois de printemps sont dans la même situation, la culture a souffert du déficit de rayonnement, de la forte pression maladie et bactérienne (bactériose). Les rendements se situent en moyenne entre 15 et 25 qx avec un PMG très faible.

En orge de printemps millésime honorable

En revanche, les orges de printemps sont la culture qui a le moins souffert lors de cette campagne, avec des rendements moyens entre 35 et 50 qx.

Le calibrage varie de 55 à 75 et la teneur en protéine reste dans la norme. Les variétés IRINA et RGT PLANET confirment agronomiquement leur intérêt, soulignant leur rang de référence en qualité brassicole. « La baisse de collecte nationale de volume en orge brassicole laisse augurer une stabilité des cours, tout en espérant que les volumes et qualités des brasseries de l’Europe du Nord ne viennent casser cette dynamique » explique Jean-François Ferrand.

Le cumul d’accidents climatiques en zone Barrois pèse lourd sur les exploitations Haut-Marnaises. Les marges de manœuvre sont très réduites. Dans ce contexte difficile, l’ensemble des équipes SEPAC sont mobilisées pour étudier les itinéraires culturaux les plus adaptés. N’hésitez pas à solliciter la SEPAC, des solutions existent pour passer au mieux cette période délicate.

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