L'Avenir Agricole et Rural 22 juillet 2011 à 10h36 | Par JL Blondel

MOISSON 2011 - La pluie tombe mal !

La pluie tant attendue tombe au mauvais moment car la moisson battait son plein. L’hétérogénéité des rendements et des qualités se confirment.

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La récolte des blés est engagée à hauteur de 25 % en moyenne
La récolte des blés est engagée à hauteur de 25 % en moyenne - © REUSSIR
Lorsque nous avons interrogé Michel MENETRIER de la SEPAC la semaine dernière, les agriculteurs étaient en pleine moisson. Après une interruption en milieu de semaine, ils ont pu reprendre la récolte des colzas jeudi dernier et vendredi celle des blés, mais depuis une semaine les chantiers sont en panne.


25 % des blés récoltés

D’après Joël ZEHR responsable régional d’EMC2, la récolte des blés est engagée à hauteur de 25 % en moyenne alors que les colzas sont fauchés à 80 %. Mis à part les deux extrémités nord et sud du département qui avaient une précocité de quelques jours et les zones fortement touchées par la sécheresse, les blés n’étaient pas mûrs, ce qui explique que contrairement aux autres années, les agriculteurs aient continué de faucher les colzas alors que la priorité est toujours donnée aux blés. Joël ZEHR estime toutefois que la période pluvieuse actuelle n’est pas encore fortement préjudiciable car les blés n’étaient pas encore totalement arrivés à maturité. Mais il ne faudrait pas que le mauvais temps dure trop longtemps.

La qualité des premières récoltes était très bonne avec un poids spécifique souvent supérieur à 80 et un taux de protéines supérieur à 12. Mais les rendements sont irréguliers avec probablement des records à la hausse en bonne terre  et à la baisse en petite terre.

Le rendement moyen sera probablement supérieur à celui de l’an dernier
Le rendement moyen sera probablement supérieur à celui de l’an dernier - © REUSSIR

Colza : probablement plus qu’en 2010

Il est maintenant possible de faire une meilleure évaluation des colzas sachant que les parcelles restantes ne sont pas les plus mauvaises … Le rendement moyen sera probablement supérieur à celui de l’an dernier qui était de 32 quintaux ; mais là encore c’est le grand écart d’une exploitation à l’autre sans qu’il y ait de véritable catastrophe comme on pouvait le craindre.

Orges de printemps : les grains verts ne seront pas rédhibitoires

La moisson des orges de printemps est encore très peu engagée, entre 10 et 15 % réalisés. Certaines parcelles sont gagnées par des repousses qui ne pourront pas arriver à maturité. Joël ZEHR précise qu’EMC2 a d’ores et déjà pris deux mesures pour rendre la récolte éligible en qualité brassicole : le taux de protéine sera revu à la hausse alors qu’il est habituellement de 11,5 %, d’une part, et tous les grains verts ne seront pas un critère de déclassement, d’autre part.

La coopérative s’est engagée à prendre ses dispositions pour trier et traiter les graines de manière à ne pas sur pénaliser les agriculteurs touchés par ce phénomène de sécheresse.

Les pois de printemps ne sont pas encore récoltés et il est difficile de faire une estimation
Les pois de printemps ne sont pas encore récoltés et il est difficile de faire une estimation - © REUSSIR

Orges d’hiver : probablement entre 50 et 55 quintaux

La récolte des orges d’hiver est maintenant terminée et selon la collecte d’EMC2, le rendement sera finalement assez médiocre : entre 50 et 55 quintaux. «C’est moins que ce que l’on espérait en début de moisson» confie Joël ZEHR. Cela pourrait signifier que la zone de sécheresse est plus étendue que celle que l’on supposait.

Pois : très médiocre

Cette culture, qui retrouvait une certaine expansion grâce à ses avantages agronomiques et ses soutiens complémentaires, subit un revers avec des rendements qui se situent entre 30 et 40 quintaux sur les variétés d’hiver.

Les pois de printemps ne sont pas encore récoltés et il est difficile de faire une estimation.

Quant aux cours des graines, ils restent dans une extrême volatilité avec une légère reprise à l’heure de la rédaction du présent article. Le colza reste toutefois moins exposé aux variations de cours, probablement grâce aux débouchés énergétiques.

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