L'Avenir Agricole et Rural 15 juillet 2011 à 11h44 | Par J LOUIS BLONDEL

MOISSON 2011 - Bonne surprise sur le colza

Les précipitations de ces derniers jours ont stoppé une moisson qui confirme son irrégularité tant au niveau de la qualité que des rendements et de la maturité.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La récolte de colza ne fait que commencer mais s’annonce meilleure que prévu.
La récolte de colza ne fait que commencer mais s’annonce meilleure que prévu. - © Reussir

Michel MÉNÉTRIER responsable de la SEPAC confirme les appréciations données en début de moisson avec toutefois une donnée optimiste sur le colza.


Orges : une qualité dans les normes

La récolte d’orge d’hiver est pratiquement terminée avec des rendements qui s’étalent de 25 à 70 quintaux. La moyenne par exploitation se situera entre 45 et 60 quintaux avec deux zones particulièrement sinistrées que sont les secteurs de Marbéville- Vallée de la Blaise et Faverolles.
Les secteurs de Poissons et du plateau de Clefmont semblent aussi avoir beaucoup souffert de la sécheresse. La qualité ne posera pas de problème pour la brasserie sachant que la SEPAC a accepté jusqu’à 13 % de taux de protéine.
Concernant les orges de printemps, la moisson ne fait que commencer avec des écarts encore plus importants que l’orge d’hiver. Les rendements iront probablement de 15 à 50 quintaux. Les parcelles qui ont reverdi ne pourront malheureusement pas être acceptées en qualité brassicole bien que la SEPAC ait réévalué le taux de protéine à 14.
Michel MÉNÉTRIER explique ces repousses par le stress hydrique du printemps qui n’a pas permis aux talles de se développer. L’impossibilité d’utiliser des défoliants place aujourd’hui les agriculteurs dans une impasse technique.
Ceux qui font le choix de moissonner avec des grains verts s’exposent aussi à des risques d’échauffement.

La récolte ne fait que commencer
La récolte ne fait que commencer - © REUSSIR

Blé : pas de problème de qualité

La récolte ne fait là encore que commencer avec un niveau de qualité plutôt élevé. La protéine est supérieure à la norme requise et le poids spécifique est lui aussi élevé. En revanche les rendements s’échelonnent entre 45 et 80 quintaux.

Colza : la bonne surprise

Il est toujours difficile de pronostiquer un rendement du colza lequel est très dépendant du PMG.
La SEPAC constate que les premières livraisons sont plus volumineuses que prévu, de l’ordre de 5 à 8 quintaux de plus que le  rendement espéré. Les écarts sont là encore importants mais il n’est pas exclu que des records de rendements soient constatés dans des bonnes conditions agronomiques et de qualité de sol.

Prix : la volatilité se confirme

Après la forte chute des cours de fin juin, début juillet, le prix du blé repart à la hausse, ce qui permet à ce jour un départ ferme à 175 € alors que des contrats ont pu être signés à 245 €.. Qu’en sera-t-il demain ? Personne ne peut rien prédire, ce qui désespère les organismes stockeurs et (le monde agricole en général) qui ne peuvent rien garantir aux agriculteurs.
Les cours du colza se sont mieux maintenus avec un prix départ ferme qui peut être aujourd’hui de 440 à 450 €.
Il s’agit bien entendu de prix du jour qui n’ont rien à voir avec les prix acomptes ou les avances de trésorerie qui seront fixés par les organismes stockeurs dans le cadre du prix moyen.

Un temps favorable aux inter-cultures

 

La pluie de ces derniers jours rend particulièrement pertinente l’implantation des inter cultures pour garantir une ressource fourragère de substitution à l’automne. La SEPAC recommande des implantations de vesce, pois, avoine, ray gras d’Italie, trèfle d’Alexandrie (60 jours), sarrasin, moha etc... Si les bonnes conditions se confirment ce type d’implantation peut permettre de récolter jusqu’à 4 tonnes de matière sèche à l’hectare. Malheureusement les stocks de semences s’épuisent vite.

Plus globalement Michel MÉNÉTRIER constate que les plantes n’ont pas besoin de beaucoup d’eau lorsqu’elles sont bien implantées en sortie d’hiver dans des terres suffisamment profondes. Pour ce faire l’implantation d’automne est cruciale ainsi que le suivi agronomique. Rien de tout cela n’est nouveau si ce n’est qu’il n’y a pas de capacité de rattrapage lorsque les conditions météorologiques sont défavorables.
Nous referons un nouveau point de moisson dans les prochains jours avec EMC2.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2522 | novembre 2018

Dernier numéro
N° 2522 | novembre 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui