L'Avenir Agricole et Rural 30 mars 2017 à 08h00 | Par T. Morillon

Mise en place de la zone pilote anti-BVD

Le Groupement de Défense Sanitaire (GDS) de Haute-Marne a annoncé la création d’une zone où le plan anti-BVD sera appliqué en attendant que le dispositif soit généralisé. Le dépistage à la naissance sera obligatoire, ainsi que le contrôle à l’introduction.

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La table ronde a mis en évidence les lourds dégâts économiques du virus et la nécessité d’engager une action collective pour éliminer la maladie. Ce moment d’échange a été animé par Thierry DIVAY, Technicien au GDS.
La table ronde a mis en évidence les lourds dégâts économiques du virus et la nécessité d’engager une action collective pour éliminer la maladie. Ce moment d’échange a été animé par Thierry DIVAY, Technicien au GDS. - © T.M.

Le GDS a organisé son Assemblée Générale au lycée agricole de Choignes le 24 mars. Le Président Hubert GOUGET a parlé d’« une conjoncture agricole morose, une année 2016 pire que la précédente, avec des contrecoups qui vont s’étendre sur 2 017 ». L’IBR obligatoire a entraîné une hausse des cotisations « mais l’adhésion ne doit pas être forcée, à nous de montrer qu’on est utile » prévient le Président. Il désire que le GDS fasse de sa présence sur le terrain une priorité. Il précise qu’un certain nombre de décisions sont en cours au niveau régional, les différents GDS du Grand Est effectuant les démarches pour imposer le plan de lutte contre la BVD au niveau national. Hubert GOUGET souligne l’importance d’avoir un réseau de délégués sur le terrain, permettant de faire remonter les informations rapidement, à l’inverse de la Fédération Nationale « de plus en plus déconnectée, qui prend des décisions sans tenir compte des situations locales ».

Un appui pour les éleveurs

Le résultat de l’exercice 2015/2016 est exceptionnel : 57 137 ¤, une somme redonnée aux éleveurs par le biais d’une subvention pour le démarrage de l’action BVD. Les cotisations sont en hausse à 353 942 ¤. Actuellement, le GDS redistribue 202 075 ¤ aux éleveurs, mais le Conseil Départemental doit maintenir sa subvention, elle représente 70 000 ¤ contre 90 000 ¤ l’année précédente. Les aides financières redonnées aux exploitants par le biais de la Caisse Coup Dur et la mutualisation sont en hausse de 7 500 ¤.

8 077 ¤ ont été collectés pour la Caisse de Solidarité Animale lors de la dernière campagne. Cette somme gérée par le FNGDS sert à aider les éleveurs en cas d’épizootie. 6 383 ¤ vont alimenter la Caisse Régionale Solidarité Agricole, permettant des actions collectives sur la Région, ce dispositif a été abandonné le 31 décembre 2016. Enfin, le Fonds de Mutualisation Sanitaire et Environnemental récolte 26 616 ¤ qui vont permettre de financer des actions dues aux maladies de 1ère catégorie. Cette somme permet par exemple la prise en charge des blocages d’animaux.  L’adhésion est volontaire et coûte 30 cts/bovin et 5 cts/ovin.

Bilan sanitaire

« Nous gérons les maladies, mais on fait aussi de la surveillance ; un tiers des élevages sont dépistés. On ½uvre sur la biosécurité et la vaccination pour éviter toute circulation de pathologie » explique le Directeur du GDS Denis DAILLET. Le GDS a traité 1 482 ateliers dont 922 allaitants et 560 laitiers pour la brucellose, la leucose et la tuberculose. Il y a eu des suspicions, mais aucun cas avéré dans le département.

La FCO est aux portes de la Haute-Marne, 12 millions de doses vaccinales sont encore disponibles. Celles-ci sont gratuites, mais la vaccination n’est reconnue qu’à condition qu’elle soit réalisée par un vétérinaire. Concernant l’IBR, l’arrêté du 1er juillet 2016 a permis de donner un statut à tous les cheptels du département. Il y a à présent 88 % de troupeaux certifiés (contre 67 % en 2015/2016) et 5,5 % sont en attente de qualification. La paratuberculose est encore bien présente dans notre département : 72 plans sont ouverts, dont 6 mis en place sur la campagne 2015/2016.

BVD en Haute-Marne

48 foyers de BVD sont connus actuellement, ils sont localisés en grande partie dans la zone du Der et dans le Bassigny. Plusieurs éleveurs ont témoigné des lourds dégâts économiques causés par le virus. Parmi eux, Olivier ROUGE, éleveur à Lavernoy qui a observé une hausse de la mortalité de ses veaux lors des vêlages il y a 2 ans. « Les animaux ont été prélevés, 13 étaient positifs sur 50, ils ont été éliminés. Tout le cheptel a été vacciné et je pose maintenant les boucles à prélèvement de cartilage. Si j’avais su qu’il y avait de la BVD dans les communes voisines, j’aurais fait de la prévention ». Suite à la découverte de la contamination, Olivier est allé tout de suite prévenir ses voisins de la situation.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 31 mars 2017.

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