L'Avenir Agricole et Rural 19 juillet 2012 à 16h02 | Par L'Avenir Agricole et Rural

METEOROLOGIE - EN 2015, LA STATION DE LANGRES TIRE SA RÉVÉRENCE

La Haute-Marne fait partie de la DI du Nord, basée à Villeneuve Dasq, une des sept directions interrégionales qui maillent le territoire métropolitain.

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PHILIPPE BERTHET, RESPONSABLE DE LA STATION DE LANGRES
PHILIPPE BERTHET, RESPONSABLE DE LA STATION DE LANGRES - © E.DAUPHIN

La station de Langres fonctionne sept jours/sept et édite quotidiennement trois bulletins météorologiques avec des prévisions à sept jours. Elle compte cinq prévisionnistes et un responsable, Philippe Berthet, interlocuteur direct de Monsieur le Préfet en cas de catastrophes naturelles. Il a notamment participé au comité sécheresse par l’apport de données en temps réel via son réseau d’observation. Il est également sollicité par les assureurs privés dans le cas de sinistres liés au climat.

En plus des données satellites, la station collecte les données via le réseau RADOME composé de cinq capteurs automatiques répartis à Langres, Chaumont, Saint-Dizier, Semoutiers et Blécourt. Ces appareils relèvent automatiquement les précipitations, les températures, l’humidité et la vitesse du vent. Le responsable s’appuie également sur un réseau de dix-huit observateurs bénévoles chargés de faire un relevé précis des précipitations (voir encadré).

RGPP et privatisation obligent, le « marché » de la prévision climatique s’est ouvert à la concurrence. Le système français à trois niveaux d’analyses (national, régional, départemental), parmi les plus fiables au monde, est en passe d’être démantelé. Pourtant, estime Philippe Berthet, un euro investi dans la météo permet à la collectivité d’économiser 10 euros : qu’il s’agisse de salage pour le Conseil Général ou de lessivage de matières actives pour les agriculteurs...

La station de Langres, comme la moitié des stations départementales, fermera donc ses portes en 2015. Elle avait rendu célèbre le plateau de Langres pour la rigueur de son climat, au grand damne des élus locaux. Notre territoire sera alors rattaché à Troyes.

Pour autant, le gel des emplois rendra-t-il la célèbre présentatrice météo de TF1 plus chaleureuse à l’endroit de notre département ? Rien n’est moins sûr...

 

 

 



PLUVIOMÈTRE HOMOLOGUÉ PAR MÉTÉO FRANCE
PLUVIOMÈTRE HOMOLOGUÉ PAR MÉTÉO FRANCE - © E. DAUPHIN

Dominique Guenat, observateur volontaire pour météo France

 

Dominique est éleveur laitier à Chateauvillain. Outre les innovations de pointe qu’il a mises en place sur son exploitation, qui feront l’objet d’un reportage dans notre prochaine édition, il est observateur pour Météo France. Au préalable c’est la gendarmerie puis le garde-forestier qui ont assuré ce rôle. C’est finalement aux agriculteurs du secteur qu’échut la mission d’enregistrer le temps. Le père de Dominique démarra cette mission en 1974 puis Dominique prit la suite en 1984.

Une tâche qu’il considère comme peu contraignante puisqu’il effectue déjà les relevés pluviométriques dans le cadre de son activité professionnelle. Par temps de neige, il mesure l’épaisseur du manteau neigeux et relève les millimètres de neige fondue dans un pluviomètre homologué. Tous les mois, il retranscrit le relevé des précipitations quotidiennes sur un cahier à souche et il transmet un exemplaire courrier à la station de Langres.

Il revêt un rôle d’observateur reconnu des pouvoirs publics. Il est par exemple sollicité pour qualifier l’intensité de la tempête qui s’est arrachés sur le secteur dans la nuit du 28 au 29 juin lors de laquelle un hangar a été détruit et des arbres arrachés. Au matin, il a relevé un niveau record de 38,5 mm. Dominique, observateur du temps qui passe et du temps qu’il fait, a l’impression que les caprices de la météo sont de plus en plus violents, mais l’homme n’a-t-il pas la mémoire courte ?

 

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