L'Avenir Agricole et Rural 24 octobre 2019 à 09h00 | Par FVW

Macron, réponds aux paysans !

Le 8 octobre dernier, plus de 10 000 agriculteurs du réseau JA + FNSEA se sont mobilisés à travers toute la France dans une centaine de lieux. Ils se sont rassemblés à nouveau cette semaine afin de dire stop à l’agribashing, stop aux surtranspositions et stop aux accords de libre-échange.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Les agriculteurs ont fait une dégustation de produits locaux sur la place de la mairie.
Les agriculteurs ont fait une dégustation de produits locaux sur la place de la mairie. - © FVW

Face à l’absence de retour du Président de la République, les deux syndicats se sont à nouveau donnés rendez-vous le 22 octobre.

Plus de 70 manifestants à Chaumont

La FDSEA 52, la FDPL et JA ont répondu à l’appel national. Plus de 80 exploitants agricoles se sont ainsi donné rendez-vous devant la Préfecture de Chaumont, afin de la bâcher. Une délégation de huit agriculteurs a été reçue en fin de matinée par Mme le Préfet, qui est ensuite sortie de la Préfecture pour échanger avec les exploitants agricoles. Les paysans se sont ensuite rassemblés devant l’hôtel de ville.

Le Président du Conseil Départemental, et Mme le Maire de Chaumont sont venus à la rencontre des paysans. Pour finir, quatre grandes surfaces alimentaires ont reçu la visite des producteurs. L’objectif était alors de sensibiliser le consommateur sur l’origine des produits qu’ils consomment régulièrement.

Mettre fin aux surtranspositions de normes et aux distorsions de concurrence
La surtransposition impose aux exploitations françaises une réglementation plus lourde et des charges supplémentaires. Les exploitants ne peuvent répercuter le coût généré par ces charges sur le prix de vente de leurs produits, sauf à les rendre non compétitifs. L’Etat crée ainsi délibérément des distorsions de concurrence préjudiciables à la Ferme France.

La FDSEA, la FDPL et JA ont ainsi demandé à Mme le Préfet et à l’Etat :

- D’harmoniser les règles à l’échelle européenne, qu’elles soient environnementales, fiscales, sociales ou bien relatives au bien-être animal ;
- De valoriser les solutions locales comme les chartes riverains plutôt qu’imposer de nouvelles réglementations (Pas de ZNT, pas de délai de prévenance...) ;
- De favoriser le développement et le déploiement des solutions alternatives identifiées dans le cadre du Contrat de solutions pour la protection des plantes ;
- Dans un souci de cohérence, interdire l’importation en Europe de produits ne respectant pas les standards de production européens.

Préserver la qualité de notre alimentation, la santé des consommateurs et la viabilité de nos exploitations agricoles

La France doit stopper le double-discours entre d’un côté, la montée en gamme prônée lors des Etats généraux de l’alimentation et de l’autre, la ratification d’accords de libre-échange destructeurs pour nos filières et qui tirent les standards de production vers le bas !
Les syndicats jugent donc urgent de :

- Promouvoir une approche multilatérale des échanges commerciaux ;
- Exclure l’agriculture et l’alimentation des traités de libre-échange ;
- Demander aux députés et sénateurs français de ne pas ratifier le Ceta ;
- S’engager à ne pas ratifier l’accord, d’abord au niveau UE. En garantissant aux consommateurs la transparence sur l’origine des produits et ingrédients
- Rendre obligatoire l’étiquetage de l’origine de tous les produits et ingrédients ;
- Mettre en place les moyens nécessaires pour assurer un contrôle aux frontières de l’ensemble des produits qui entrent sur le territoire européen ;
- S’assurer de la conformité des standards de production des produits importés.
- Publier un décret d’application de l’article 44 de la loi EGA qui interdit la commercialisation en France des produits qui ne respectent pas les standards européens ;
- Etendre cette mesure à toute l’Union européenne.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2573 | novembre 2019

Dernier numéro
N° 2573 | novembre 2019

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS
L’actualité en direct
Chambre d'agriculture

    Les ARTICLES LES PLUS...

    Voir tous

    Voir tous

    À LA UNE DANS LES RÉGIONS

    » voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui