L'Avenir Agricole et Rural 29 octobre 2008 à 18h16 | Par F.Thevenin

Machinisme - 60 ans de CUMA, ça se fête

La Fédération départementale des Cuma vient de célébrer son soixantième anniversaire, au Pôle agricole Edgard-Pisani, à Choignes.

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Vue du site (© JL BLONDEL)

La FDCuma de Haute-Marne vient de marquer son soixantième anniversaire en mettant en place, sur deux journées, une manifestation d’envergure au Pôle d’enseignement agricole public Edgard-Pisani, à Choignes. La première journée était plus particulièrement destinée aux professionnels du monde agricole, c'est-à-dire aux agriculteurs, mais aussi aux élèves de nombreux lycées agricoles de la région. La seconde visait un public plus large de «non initiés» qui s’intéressent néanmoins à l’évolution du machinisme agricole. Pour Eric Aubry, animateur de la FDCuma, «l’objectif de ces journées était de présenter en détail les activités des 78 Cuma présentes sur le département ainsi que leur évolution récente».

Une soixantaine de machines récentes

Pour présenter ces évolutions récentes, plus de soixante machines étaient exposées sur l’ensemble du site de la ferme des Antes au pôle agricole. En fournissant leurs outils, 28 Cuma ont participé à cette exposition impressionnante et très actuelle. La FDCuma a souhaité montrer au public –agriculteurs et non agriculteurs- le caractère innovant de nouvelles machines qui permettent de prendre en compte les exigences environnementales et économiques. Par exemple, les visiteurs ont pu assister à une démonstration de «désherbinage» sur maïs. La machine peut être couplée à un pulvérisateur guidé par des cellules photoélectriques. Grâce aux explications d’Eric Aubry, le public a pu se rendre compte qu’il est possible, grâce à ce genre de machines, de réduire de 30 % la consommation de produits phytosanitaires.

Des innovations à caractère environnementales

Autre démonstration plus ancienne mais toujours aussi valable pour valoriser son tas de fumier : le compostage. La FDCuma a mis en place une structure parallèle appelé Union Fertile 52 à laquelle tous les agriculteurs du département peuvent adhérer. Après adhésion, le demandeur a droit à une prestation complète qui équivaut à deux retournements de l’andain de fumier. 

La structure détient une composteuse Ménart de type SP5300 pour un débit de 400 à 700 tonnes par heure. Le coût, pour l’utilisateur, est de 6 euros par minute.

Toujours pour répondre aux exigences environnementales, il est intéressant de constater le plein essor, dans les Cuma, des tonnes à lisier de forte capacité. De marques Joskin, Armor ou SODIMAC, les 45 tonnes ont des capacités allant de 8 à 16 m3 pour une valeur moyenne de 21 675 euros. Elles connaissent un fort développement depuis la mise aux normes des fermes.

Si le gabarit moyen est de 10 m3 avec essieu basse pression, les derniers achats concernent des tonnes de 16 m3 avec accessoires pour un prix de plus de 35 000 euros. En moyenne, le prix de revient de ce genre de machine en Cuma est de 7 euros par voyage sachant que l’utilisation moyenne d’une tonne est de 480 voyages par an. A noter que ce genre d’outil qui a un «caractère environnemental» bénéfice d’une aide de la part de la Région Champagne-Ardenne.

Suivre les tendances

En parcourant l’exposition, il était intéressant de constater que de nombreux outils présents n’existaient pas au début des années 2000. La FDCuma prouve ainsi qu’elle est à la pointe de l’évolution du machinisme agricole et que la manifestation était résolument tournée vers les techniques de demain. Les concessionnaires ne s’y trompent pas. Ils étaient, au côté des OPA, pratiquement tous présents sur place, eux aussi avec des innovations.

De fait, ce soixantième anniversaire a été l’occasion d’échanges d’informations entre agriculteurs, entre Cuma et entre vendeurs. Des idées se sont confrontées et certaines Cuma éloignées géographiquement sur territoire haut-marnais ont fait connaissance pour, au bout du compte, constater que ce système de mise en commun de matériels est devenu indispensable. Un agriculteur “cumiste parmi les cumistes” avoue qu’il ne pourrait pas faire sans puisque l’ensemble des outils qu’il utilise, à l’exception des tracteurs, vient d’une Cuma.

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