L'Avenir Agricole et Rural 08 septembre 2016 à 08h00 | Par Marine Rosselle

Lutte collective contre la gale ovine

La gale ovine est une parasitose très contagieuse provoquée par un acarien qui vit sur la peau. Elle a des répercussions économiques très importantes dans les élevages infectés. Beaucoup d’éleveurs sont impactés et ont dû mal à éradiquer ce parasite de leur élevage.

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La gale est très contagieuse, elle engendre d’importantes pertes économiques dans les élevages touchés
La gale est très contagieuse, elle engendre d’importantes pertes économiques dans les élevages touchés - © M.R.

Attention aux achats et au voisinage

Il est important de veiller à l’éradication de ce parasite qui est très contagieux et qui engendre d’importantes pertes technico-économiques. La gale perturbe la quiétude des animaux. Ils se grattent, se frottent, ce qui entraîne une baisse de consommation alimentaire donc :

- une perte de poids

- une chute de la production de lait,

- des avortements, une hausse de la mortalité

- une baisse de la fertilité

- des retards de croissance chez les plus jeunes

On estime que la marge brute par brebis galeuse diminue de 15 à 30 % par rapport à des brebis saines.

L’infestation se fait par le contact d’une brebis saine avec une brebis infestée ou avec des morceaux de laines contaminés ou un milieu contaminé.

Cela peut se produire lors :

- de l’achat d’un animal infesté mais ne présentant pas de lésions (porteur sain),

- au pâturage, avec des moutons voisins ou lors de divagation d’animaux,

- indirectement à partir d’objets qui ont été en contact avec les porteurs et donc souillés par des parasites : bâtiments, matériel, clôtures, véhicules de transport...

Une maladie saisonnière et très contagieuse

La gale psoroptique est une maladie hivernale, diagnostiquée davantage en automne et en hiver (de septembre à avril). Les conditions idéales de développement exigent une certaine humidité et des températures douces à fraîches. Pendant l’été, lorsque les conditions de survie du parasite sont moins favorables, la maladie peut entrer dans une phase de latence durant laquelle la peau cicatrise, l’animal se rétablit et paraît à nouveau sain. Cette latence peut s’expliquer en partie par l’élimination de nombreux parasites lors de la tonte. Les parasites se réfugient dans des zones anatomiques protégées. Le portage sain peut durer jusqu’à 2 ans, durant lesquels la transmission reste largement possible. De plus, hors de l’hôte, on considère que le parasite peut rester infestant pendant 15 jours. Tous les supports inertes du milieu ayant été en contact avec les animaux peuvent donc jouer le rôle de sources secondaires : les clôtures, les murs, les véhicules de transports, …

Lorsqu’un troupeau est concerné, c’est tout le voisinage qui l’est. Le traitement pour être efficace doit être collectif.

Il faut intervenir dans le même temps avec des moyens efficaces et ne pas se contenter d’une pulvérisation sur le dos des animaux qui vas masquer la maladie mains ne pas l’enrayer.

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