L'Avenir Agricole et Rural 22 août 2019 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

LONG MÉTRAGE : Un film sur la fin d’une exploitation

Après « Petit paysan », le réalisateur haut-marnais Hubert Charuel nous offre un nouveau film, documentaire cette fois, où il dévoile le travail de ses parents éleveurs avant leur départ en retraite et le sort des animaux quittant la ferme familiale pour une exploitation.

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Hubert Charuel a filmé la ferme familiale pendant un an.
Hubert Charuel a filmé la ferme familiale pendant un an. - © DOUK-DOUK PRODUCTION

Le premier long-métrage d’Hubert Charuel a reçu de nombreuses critiques positives et obtenu plusieurs prix, dont 3 César en 2018 (meilleur acteur, meilleure actrice dans un second rôle et meilleur premier film). « Petit paysan » parle d’une maladie mortelle qui touche les vaches d’une exploitation agricole. Elle n’est jamais nommée, mais fait penser indubitablement à la « vache folle ». Bien qu’inspiré de la réalité et tourné sur la ferme familiale située au lieu-dit « Les Granges » près de Droyes, ce film reste une fiction. Le réalisateur a d’ailleurs affirmé qu’il ne l’a pas fait pour faire passer un message politique, mais plutôt pour montrer qu’un éleveur peut perdre tout son troupeau à cause d’un seul animal malade, avec les conséquences psychologiques que cela induit.

 

Au cœur d’un élevage laitier

Commencé avant « Petit paysan » et sorti après, son second film a aussi été tourné sur la ferme familiale, mais il n’est plus question d’acteurs. Hubert a posé sa caméra pendant un an pour filmer ses parents avant leur départ en retraite. Ainsi, il nous explique le fonctionnement de l’exploitation et nous montre le travail fourni par ses parents. Il y a tout d’abord Jean-Paul, qui est plutôt soulagé d’arrêter l’élevage, et qui sera le premier à partir en retraite. Puis il y a Sylvaine qui est très attachée à ses vaches, qui va devoir adapter sa façon de travailler et assurer le déménagement des animaux dans une ferme beaucoup plus moderne. Dans cette exploitation industrielle, robot de traite oblige, les animaux ont un collier avec un numéro, d’où le titre du documentaire : « Les vaches n’auront plus de nom ». Le film nous fait suivre, quasiment au jour le jour, toutes les étapes de cette transition, mais aussi des scènes plus intimes : les discussions le soir autour du repas dans la cuisine ou la sieste au salon devant la télé avec les chiens.

Fini donc les patronymes des animaux. Plus de Dimanche « parce qu’elle est née un dimanche, l’année des D », ni de Jeudi (sa fille). Après le rapatriement des vaches par petits lots à la nouvelle ferme, Sylvaine va s’assurer que ses bêtes s’habituent au robot de traite et qu’elles se plaisent dans leur nouvel environnement. De temps en temps, elle tente de convaincre son fils à reprendre la ferme, mais celui-ci préfère définitivement le cinéma.

 

Suite de l'article dans notre édition de cette semaine en page 03

 

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