L'Avenir Agricole et Rural 20 décembre 2018 à 10h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Les syndicats disent stop !

Au vu du contexte national des «gilets jaunes» et des récents événements à Strasbourg, la FDSEA et les JA n’ont pas souhaité lancer un appel à mobilisation pour bloquer la préfecture ou les administrations. Les présidents des deux syndicats ont ainsi souhaité faire passer leurs messages en provoquant une rencontre avec la plus haute représentante de l’Etat, du département et en invitant les parlementaires à la visite d’une exploitation agricole.

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Les sénateurs B. SIDO et C. GUENE et le député F. CORNUT-GENTILLE ont accepté l’invitation à venir visiter une exploitation agricole, lancée par Sébastien RIOTTOT, Président de la FDSEA. La députée B. ABBA étant en Pologne à une conférence sur les changements climatiques, elle a reçu une délégation de la FDSEA et des JA lundi après-midi.
Les sénateurs B. SIDO et C. GUENE et le député F. CORNUT-GENTILLE ont accepté l’invitation à venir visiter une exploitation agricole, lancée par Sébastien RIOTTOT, Président de la FDSEA. La députée B. ABBA étant en Pologne à une conférence sur les changements climatiques, elle a reçu une délégation de la FDSEA et des JA lundi après-midi. - © F. VW

Des ONG omniprésentes


Dans son introduction, Sébastien RIOTTOT, président de la FDSEA a rappelé à la Préfète que la FDSEA représentait et défendait tous les modes de productions (agriculture conventionnelle, biologique, sans labour…) et tous les agriculteurs, et ce quel que soit leur âge, la taille de leur exploitation, leur type d’installation (avec ou sans les aides, hors cadre familial…).

Pour Thierry LAHAYE, «l’agribashing» a commencé avec le Grenelle de l’environnement de 2007, lancé par Nicolas SARKOZY à la suite d’engagements pris lors de la campagne électorale de 2007. Selon lui, il s’agit du point de départ à l’omniprésence des ONG dans les cabinets ministériels, les radios, les plateaux TV, les journaux, les réseaux sociaux… M. LAHAYE précise que certains citoyens ont pris l’habitude de s’exprimer sur des sujets qu’ils ne maîtrisaient pas et vont jusqu’à contredire des scientifiques émérites. Ces associations manient l’émotionnel plutôt que la science ou le bon sens afin de faire passer leurs messages.

Des contradictions multiples


La délégation de la FDSEA et des JA a dénoncé les nombreuses contradictions des ONG qui prônent détenir la vérité absolue et une solution à tous les problèmes.
Par exemple, Thierry LAHAYE a indiqué que le monde agricole était beaucoup plus exposé aux produits phytosanitaires que le reste de la population et que cela n’était contesté par personne. Il a ensuite demandé à ce qu’on lui explique alors pourquoi l’espérance de vie d’un agriculteur était plus longue que la moyenne française. Elle est en effet de 81 ans pour un agriculteur, contre une moyenne de 79 ans pour un homme en France. Celle d’un ouvrier est de 80 ans, et celle des inactifs de 68 ans ! Il est bon de souligner que l’espérance de vie d’un agriculteur est similaire à celle de la catégorie «Artisans, commerçants, chefs d’entreprise»

La guerre de la communication


Thierry LAHAYE a demandé au Préfet qu’une attention particulière soit apportée aux messages véhiculés dans les milieux scolaires. Selon lui, les exemples de désinformations ne manquent pas. Pour illustrer son propos, il précise que dans certain manuel scolaire, la représentation du cycle de l’eau fait état d’une pollution systématique aux nitrates et produits phytosanitaires, alors que l’implication des exploitants est forte pour préserver les captages et plus globalement la ressource en eau.
Mme le Préfet a alors suggéré à la délégation d’accueillir un maximum les élèves de 3ème lors des stages de découverte des métiers pour leur faire prendre conscience de la réalité quotidienne des exploitations agricoles. Qui au monde pourrait être meilleur ambassadeur d’un élève qui a pu découvrir les réalités du métier ?
Comme il en existe pour certains sujets (racisme, discrimination…), la Préfète a indiqué que la création d’un module dans l’enseignement pour éclairer les élèves sur la réalité du monde agricole pourrait être envisagée.

Vous pouvez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 21 Décembre 2018.

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