L'Avenir Agricole et Rural 18 septembre 2014 à 08h00 | Par JLB

Les maïs ont résisté

Mi-juin une pré-mission d’enquête calamité s’était déplacée sur le Plateau de Langres pour évaluer les dégâts de la sécheresse. La procédure avait été mise en attente dans l’espoir d’une pluviométrie favorable. Mi-septembre, la situation s’est améliorée mais de graves séquelles subsistent.

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Le sainfoin repousse pour une 3ème coupe.
Le sainfoin repousse pour une 3ème coupe. - © JLB

Calamités

Raphael PECHIODAT, président du syndicat cantonal de Langres avait appelé l’attention de la FDSEA et de l’Administration sur l’extrême angoisse des agriculteurs du Plateau de Langres qui voyaient leur espoir de récolte fondre sous un soleil persistant.

Une moisson calamiteuse

Les craintes de rendement sur les céréales n’ont pas été démenties par la moisson avec des tonnages de l’ordre de 25/30 qx sur le blé, 20/25 sur le colza, 15/20 en orge de printemps et de même pour les orges d’hiver, surtout sur les petites terres. La qualité étant elle aussi médiocre, le résultat s’annonce calamiteux. Raphael PECHIODAT s’inquiète de cette situation qui ne peut même plus être corrigée par l’assurance récolte devenue inopérante en raison de la baisse du rendement de référence. Les systèmes de polyculture-élevage, qui étaient très menacés avec une quasi   absence de première coupe, ont retrouvé une perspective un peu plus rassurante grâce aux précipitations du mois de juillet qui ont sauvé la récolte de maïs, même si certaines parcelles présentent des problèmes de densité et d’hétérogénéité de maturité a cause d’une mauvaise levée.

Le sainfoin résiste à la sécheresse

Raphaël PECHIODAT sème depuis quelques temps du sainfoin et il considère que ce fourrage a une meilleure résistance à la sécheresse que la luzerne. Il constate qu’aucun pied n’a disparu et que le rendement est globalement supérieur à celui de la luzerne en présentant des qualités nutritionnelles comparables.  Il envisage d’augmenter l’assolement tout en diversifiant son approvisionnement fourrager avec du ray-grass, du trèfle et bien entendu du maïs ensilage. «Je cherche à diversifier au maximum afin de limiter les risques» déclare t-il en indiquant qu’il allait prochainement récolter des CIPAN. Les 2ème coupe de foin sont satisfaisantes sans remplacer pour autant une 1ème coupee manquée. Raphael PECHIODAT a retrouvé un peu le moral mais il reste très inquiet sur l’économie des exploitations de son secteur qui vont aussi se trouver confrontées cette année à une baisse des soutiens européens.

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