L'Avenir Agricole et Rural 04 octobre 2018 à 09h00 | Par T. Morillon

Les maires ruraux à l’écoute

De plus en plus de maires démissionnent. L’association des Maires ruraux de Haute-Marne a relevé les préoccupations des élus pour les faire partager au congrès national des maires les 22 et 23 septembre à Paris.

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Céline Vincent a présenté une plateforme de création de site internet pour redonner de l’attractivité aux communes rurales.
Céline Vincent a présenté une plateforme de création de site internet pour redonner de l’attractivité aux communes rurales. - © TM

L’association des Maires Ruraux de Haute-Marne (AMRF 52) continue de se développer : en deux années d’existence elle a déjà réuni 42 adhérents. L’assemblée générale de l’association à Chamarandes le 19 septembre fut l’occasion pour son président Eric Krezel (maire de Ceffonds) d’échanger avec ses homologues sur les problèmes que rencontrent les élus.

Mal de maire
Les nombreuses démissions des maires fut le premier sujet évoqué par Eric Krezel «plus de 1500 au niveau national» depuis le début de cette mandature. Selon lui, plusieurs raisons sont en cause : «les mesures successives du Gouvernement entraînent une réduction des dotations», et même si «chacun essaye de faire mieux avec moins», les maires font face à «un manque de temps, de moyens et de ressources humaines». De plus, un maire doit «être disponible 365 jours par an», un statut qui peut peser à long terme.

Enfin, Eric Krezel explique qu’il faut «un réel statut de l’élu local» et une «intercommunalité choisie et non subie». «Le modèle «intercommunalité» doit être réfléchi pour mutualiser les compétences». Il dénonçe également le manque de considération des communes rurales.
«Concernant les dotations globales de fonctionnement, l’État verse 156 € par habitant aux communes rurales alors que la moyenne nationale est de 174 €, un peu d’égalité ne nuirait pas».

Pour François Rosa, secrétaire général à la Préfecture de Haute-Marne, «les attentes et les exigences de la population envers les élus ont beaucoup changé. Le métier de maire s’est complexifié». En revanche, il indique que l’investissement de l’État dans les territoires augmente : 10,2 M€ en 2017 contre 12 M€  cette année en Haute-Marne.

«Nous sommes à une période charnière où doit se monter un modèle de ruralité» explique François Rosa qui précise que sur les 427 communes de Haute-Marne, 152 ont moins de 100 habitants. «On doit se ré-interroger sur la taille des communes pour qu’une commune ait suffisamment de leviers au service de la collectivité».

Actif sur le terrain
En plus de promouvoir le monde rural, l’AMRF 52 offre du soutien aux villages et peut compter sur son réseau d’entraide, comme l’explique Eric Krezel :«tout seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin».

Plusieurs rencontres étaient organisées cette année afin d’informer et d’échanger sur des sujets comme le «zéro phytos», désormais appliqué dans les communes, ou la suppression de la taxe d’habitation. Par ailleurs, l’association a signé une convention «école-ruralité» avec l’Education Nationale, ce qui a permis de maintenir une école maternelle à Poissons.

L’AMRF 52 se mobilise sur le dossier du «15-18», le centre d’appel d’urgence chaumontais menacé de délocalisation à Dijon. «Encore la perte d’un service public et d’un savoir-faire du département. Pourtant c’est un bel exemple de mutualisation des services et une quinzaine de postes en dépendent» soulignent les maires ruraux. Surprise de cette décision de l’ARS, l’association a lancé une pétition en ligne. Par ailleurs elle a participé à une manifestation fin juin pour dénoncer les fermetures annoncées de 4 trésoreries en Haute-Marne.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 05 Octobre 2018.

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