L'Avenir Agricole et Rural 28 janvier 2021 a 08h00 | Par E.AUBRY

Les Cuma du Grand Est achètent des bineuses

Derrière ce mot "bineuse", tout le monde visualise qu'il s'agit de sarcler des cultures pour éviter le développement de plantes indésirables. Pourtant les temps ont bien changé sur ce marché qui évolue très fortement ces dernières années.

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Quand il y a dix ou quinze ans, une Cuma achetait une bineuse, c'était pour biner du maïs en 4 ou 6 rangs, au cas où la terre se trouverait matraquée par l'orage. On y investissait 4.000 à 7.000 EUR et on cherchait à réaliser 30 ou 40 ha par an. Aujourd'hui, tout a changé. Plus large, plus technique, plus équipée, plus technologique, la bineuse devient un outil prépondérant dans les exploitations en agriculture biologique, mais aussi dans des démarches de maîtrise des désherbants. En Grand Est, les Cuma sont représentées dans ce large éventail avec des écarts techniques, et des largeurs parfois très importantes.
Le parc en place est d'environ 100 machines dont 40 % ont moins de 3 ans. Derrière ce nombre, se cachent trois catégories : les bineuses à maïs, les bineuses à betterave et les bineuses mixtes où à faible écartement.

Portrait-robot des machines

La catégorie de bineuse à maïs simple représente un investissement de 1.500 à 2.500 EUR/rang avec des équipements très simples (dents, protèges plants). Le guidage est mécanique et l'utilisation variable selon le climat de l'année. La charge fixe que cela peut représenter pour une exploitation est à mettre dans la notion d'assurance avec des budgets de l'ordre de 15 EUR/ha travaillé. Environ un tiers des machines en parc correspond à cette famille. Achetées moins de 12.000 EUR, elles sont âgées de 9 ans.

En Cuma, oui mais sous conditions...

Les dernières acquisitions ont pour la plupart été soutenues par des PCAE régionaux, ce qui permet d'envisager des tarifs situés entre 15 et 25 EUR/ha biné. Cependant, dans ce sujet très lié au climat, l'argent ne fait pas tout. Les derniers projets collectifs importants ont tous une réflexion en amont pour clarifier les limites et les objectifs des utilisateurs.
Les sections sont souvent limitées pour garder une capacité d'intervention correcte. Dans certains cas, les changements de pratiques, de nouvelles cultures ou des réflexions GIEE sont à l'origine des achats. En maïs, l'objectif n'a pas véritablement changé, mais de nouvelles cultures de printemps à inter-rangs 35/50 cm prennent de l'ampleur et créent de nouveaux besoins.
La capacité d'adaptation à l'inter-rang est un élément de réflexion, ainsi que les accessoires permettant un travail plus précis en combinaison avec un guidage performant. Tout cela conduit à la réflexion de l'organisation du chantier si l'on veut que ce genre d'activité en Cuma réussisse. Celle-ci commence dès le semis avec la question de cohérence de largeur entre semoir et bineuse et la qualité du semis au Gps qui permet ensuite une plus forte vitesse et plus de précision.

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