L'Avenir Agricole et Rural 23 juillet 2020 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Les Cuma achètent … des presses à balles rondes

La récolte des fourrages se diversifie et le marché des équipements de récolte aussi. Les presses balles rondes n’échappent pas à cette tendance avec de nouvelles spécifications et des fonctions diverses.

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Les évolutions techniques ont des répercussions sur les prix.
Les évolutions techniques ont des répercussions sur les prix. - © ERIC AUBRY

En Grand Est, 191 presses à balles rondes sont présentes dans 108 groupes, dont environ la moitié utilise au moins 2 machines. S’il fallait qualifier le modèle, c’est très majoritairement une machine à chambre variable de diamètre 180 cm qui est achetée neuve dans 87 % des cas.


Le paysage montre des situations assez différentes entre les régions d’élevage et certaines zones de grandes cultures. Ce genre de matériel vient parfois en complément de presses haute densité et se dote de plus en plus souvent de rotor hacheur en secteur  herbager. Les productions spéciales comme par exemple le chanvre ont un impact sur le parc matériel présent dans certaines zones. C’est le cas dans le département de l’Aube qui compte près du tiers des presses de la région avec une forte dominance de John Deere, marque historiquement présente dans la récolte de ce produit.

 

4 autres départements de Lorraine et Ardennes se partagent 45 % du parc.

Derrière John Deere, les marques New Holland, Claas et Kuhn regroupent à elles trois, environ 40 % du marché. Cependant, de nouvelles marques font leur apparition dans la récolte du « vert » comme Mc Hale ou Krone pour des utilisations en enrubannage. A ce propos, les combinés Presses-enrubanneuses ne sont que 3 dans notre région, mais quelques groupes devraient voir le jour en 2020/2021 quand l’utilisation spécifique en enrubannage atteint les 2500 à 3000 bottes, soutenues par des aides Pcae quand cela est possible.


Ces évolutions techniques ont des répercussions sur les prix. La machine « moyenne » est âgée de 6,7 ans et coutait 34 150 €, alors que les achats des 3 dernières années approchent les 40 000 €.
Selon les options et les capacités choisies, une presse chambre variable peut couter de 30 000 à 55 000 €. La technique de liage, la présence d’un rotor hacheur, des options de pneus permettent de comprendre ces écarts.


Avec ce genre de tarif d’achat, le seuil de rentabilité à lui aussi tendance à monter et il faut dorénavant trouver 3000 bottes par an si l’on veut avoir un prix de revient sous les 2 € hors filet.
Les performances possibles ont elles aussi évolué avec du matériel plus polyvalent, une résistance accrue et la possibilité de faire des densités importantes à des vitesses élevées.
Alors que l’on pensait ce marché en déclin, vis-à-vis des presses haute densité, les jeux ne sont pas faits et l’organisation des chantiers de récolte actuels, avec des fourrages « verts », des dates en début et fin de saison reste un élément favorable au maintien de ce genre de machines dans les parcs des Cuma.


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