L'Avenir Agricole et Rural 11 septembre 2014 à 08h00 | Par E.D.

Le temps que les matières sèchent...

Les rencontres organisées par les techniciens du pôle élevage de la Chambre d’Agriculture autour des matières sèches se sont achevées mardi. Retour à Orges, au GAEC du Bassin.

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Claude Gagneux a augmenté de 1000l/lait par VL sa production laitière grâce au progrès génétique et au contrôle de performance.
Claude Gagneux a augmenté de 1000l/lait par VL sa production laitière grâce au progrès génétique et au contrôle de performance. - © E.D.

Rencontre à Orges au GAEC du Bassin

Claude Gagneux fait partie d’un GAEC à trois associés. Le GAEC du Bassin dispose d’un quota de 850 000 litres de lait et de 400 hectares dont 300 ha de SCOP et 100 ha de prairie permanente, une centaine de vaches laitières, soit 250 animaux sur l’exploitation. Il est fière d’avoir pu installer un jeune associé en 2008, qui plus est hors cadre familial. Il y a deux ans son associé est tombé gravement malade. Claude s’est alors posé la question d’arrêter le lait pour des raisons d’astreinte laitière. La conjoncture des céréales depuis deux ans ne lui laisse pas vraiment le choix que de continuer le lait, cependant il ne souhaite pas réinvestir. Il engage donc un salarié polyvalent qui assure la traite du soir et travaille un week-end sur trois. En sous-réalisation de quota de 150 000 litres, il a racheté six génisses à la vente d’EMC2 Elevage (cf notre édition du 5 septembre) dont quatre vêlées et deux à terme afin d’augmenter sa production.

Conduite du troupeau

Claude Gagneux se félicite du partenariat qu’il a noué depuis la constitution du GAEC avec le contrôle de performance de la Chambre d’Agriculture (anciennement ADCL). Celui-ci, associé au progrès génétique, lui a permis d’augmenter en dix ans la productivité par vache de 1 000 litres de lait. Contrôle de la ration, pesée du lait, suivi des leucocytes et des matières protéiques sont autant d’indicateurs d’efficacité suivis par le technicien laitier, qui lui ont permis de progresser. « Il faut se remettre en question continuellement pour le calage de la ration, la valeur nutritionnelle du maïs fourrage étant variable. » rappelle cet inconditionnel de l’efficacité.

Sa ration est composée de 6,5 kg de tourteau de colza, de maïs, de minéraux, d’un peu de VL et de ray-grass enrubanné. Il confectionne la ration à l’aide d’un bol mélangeur et a remarqué une baisse des vaches en acidoses par rapport au système foin/maïs en libre-service.

Sa récolte de fourrages

Comme partout dans le département, Claude Gagneux n’a récolté que peu de foin en première coupe mais les regains promettent d’être abondants. En ce qui concerne le maïs ensilage, il a préparé sept échantillons dans sept parcelles différentes, semées en variétés Iwigi, Belicio et Dkc3409. Après passage au broyeur à végétaux et dans l’analyseur de fourrage Agrinir, le taux de Matière Sèche va de 24,5 à 29,5 %, avec une moyenne à 26,8 %. Pour un objectif de taux de matière sèche à 32 %, les préconisations de date de récolte vont du 12 au 25 septembre selon les échantillons, (sous réserve de conditions climatiques normales par rapport aux données Météo France). Quant à la taille de coupe, elle est de 14 mm, compte tenu de l’utilisation de la mélangeuse, de la composition de la ration et de la fibrosité des échantillons.

Agriculteur et citoyen engagé

Claude en plus d’un métier prenant, cumule les responsabilités extra-professionnelles : il est maire de sa commune, président du syndicat des eaux, de l’association laitière de la vallée de l’Aujon, de la Cuma de la Vallée de la Dhuys... De par ses activités et sa position géographique sur le territoire, il est au carrefour de tous les enjeux agricoles actuels et les aborde avec courage et pragmatisme.

Il a vécu de près pour la troisième fois le rassemblement tzigane, puisque le marché a eu lieu sur la commune d’Orges. Comme à chaque fois, l’hygiène est pointée du doigt. Il est également « au cœur » de la problématique du Parc National, vis-à-vis duquel il est catégorique « il ne faut pas qu’il y ait de terres agricoles dans le cœur de Parc ».

Enfin, il est au cœur des négociations sur l’après-quota. L’association laitière de la vallée de l’Aujon représente sept millions de litres de lait. Cette structure adhère à la Fédération des éleveurs du Grand Est, elle-même membre actif de l’Organisation de Producteurs nationale, qui négocie avec le collecteur Senagral. Pour Claude, la constitution d’OP doit permettre aux producteurs de négocier d’égal à égal lors des rencontres à la Maison du Lait à Paris. Il réaffirme en outre l’appui déterminant du réseau FNPL dans ces négociations.

Quand, combien,  comment récolter le maïs ensilage

Etat des lieux des analyses matières sèches réalisées sur le département par le Pôle Elevage.


Vous pouvez consulter cet article en page 23 dans notre édition du 12 Septembre 2014. Vous y trouverez des tableaux détaillés.

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