L'Avenir Agricole et Rural 11 avril 2019 à 10h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Le service de remplacement, une aide précieuse

Le Service de Remplacement (SR) a organisé son assemblée générale le 5 avril à la Maison de l’agriculture. Malgré une baisse des adhésions, le nombre d’agents a augmenté et le résultat 2 018 est en hausse. Le Conseil d’Administration a été renouvelé.

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Le SR peut répondre aux nouveaux besoins de main-d’oeuvre.
Le SR peut répondre aux nouveaux besoins de main-d’oeuvre. - © T MORILLON

Dernière assemblée générale pour Sébastien Riottot, président du Service de Remplacement de Haute-Marne depuis trois mandats, qui note que « le service se porte mieux qu’avant » et qui salue « la bonne entente de tous les acteurs : OPA, services et FDSEA ». Les membres du Conseil d’Administration ont été renouvelés : Jérémie Lagorce, éleveur ovin à Montheries, est élu nouveau président du SR 52.

Nouveau président également pour le SR national, élu le 11 octobre dernier. Il s’agit de Nicolas Sathou, producteur de maïs dans les Pyrénées-Atlantiques.

 

 

Activité légèrement en baisse

Avec 153 cotisations, le SR 52 compte 5 adhérents en moins par rapport à 2017, notamment à cause de départs en retraite. Toutefois les embauches sont en hausse avec 4,30 ETP, soit 64 agents en CDD et 1 en CDI (+4 agents). Grâce à des charges bien maîtrisées, le résultat de l’exercice est de 25 136 Ä.

 

En 2018, 102 personnes ont fait appel au SR (dont 24 femmes), soit 20 de moins que l’année précédente. 80 % des utilisateurs sont des éleveurs. L’activité est légèrement en baisse puisqu’on dénombre 1 005 jours de remplacement (-38 jours), dont la moitié dans le sud du département. Les principaux motifs sont les maladies/accidents, les congés et la maternité.

Mise en place il y a trois ans par la MSA, l’aide au répit fonctionne bien, même si elle a été moins utilisée cette année (86 jours). Ce dispositif permet aux agriculteurs en difficulté sociale de faire une pause de deux ou trois jours, l’occasion de se couper de son travail quotidien, certains pour la première fois. L’année dernière 22 familles, dont 13 éleveurs laitiers, ont pu en bénéficier. Leurs retours sont très encourageants.

 

Répondre à la demande

De plus en plus d’exploitants se diversifient, créant de nouveaux besoins de main-d’oeuvre, c’est le cas par exemple de la méthanisation. Le défi du SR est de trouver continuellement du personnel qualifié pour y répondre. Il doit aussi communiquer sur le véritable soutien qu’il peut apporter aux agriculteurs car sa sollicitation est encore loin d’être un réflexe. « Les gens ne pensent pas forcément au Service de Remplacement, nous devons leur dire que cette solution existe » complète Sébastien Riottot.

 

Demande de formation et de communication

Certains départements du Grand Est ont des besoins en formation (CACES, robot de traite, nouvelles technologies…), l’animatrice régionale les transmettra aux autres départements afin de rassembler des groupes de formation.

Le métier d’agent de remplacement a été mis en lumière grâce à un supplément « Le Chasseur d’Emploi », inséré dans les quotidiens régionaux en avril 2019 sur toute la région Grand Est. Un bon moyen de présenter le SR à un large public : son rôle, le témoignage d’agents et d’adhérents, la diffusion d’offres d’emplois… Pour continuer dans cette voie, un plan communication sera mis en place via les journaux agricoles du Grand Est.

 

Le crédit d’impôt congés reconduit

Le crédit d’impôt congés a été prolongé jusqu’en 2 022. Les conditions d’application restent les mêmes : le crédit est égal à 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 14 jours par an (jours calendaires). Pour les GAEC, il est multiplié par le nombre d’associés que compte le groupement, dans la limite de 4.

 

Modification du congé maternité

Suite à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, le régime du congé maternité pour les agricultrices est porté à 8 semaines (contre 2 semaines antérieurement). Pour les congés maternité débutant le 1er janvier 2019, la CSG/CRDS ne sera plus due par les exploitantes. Si le SR ne peut pas pourvoir au remplacement, il est possible d’embaucher directement un salarié. Le versement des indemnités journalières aura lieu uniquement si un remplaçant n’a pas pu être trouvé. Il ne concerne que les cheffes d’exploitation et d’entreprise agricole, pas les conjointes collaboratrices ou les aides familiales.

 

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