L'Avenir Agricole et Rural 24 novembre 2016 à 08h00 | Par T.M.

Le plan anti-BVD en marche

Le GDS a organisé une rencontre avec des élus le 17 novembre à l’EARL COLLIER pour leur expliquer le plan d’éradication de la BVD (diarrhée virale bovine) mis en place par plusieurs régions. Objectif : obtenir des aides du Conseil Départemental et Régional pour éviter de répercuter un coût trop élevé aux éleveurs.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Le GDS a sensibilisé les élus au problème de la BVD. Un accompagnement financier est indispensable pour mener à bien le plan d’éradication.
Le GDS a sensibilisé les élus au problème de la BVD. Un accompagnement financier est indispensable pour mener à bien le plan d’éradication. - © T.M.

Priorité au sanitaire

Le GDS a convié de nombreuses personnes : éleveurs, vétérinaire, représentants du Conseil Départemental et du Conseil Régional, responsable du laboratoire départemental d’analyses vétérinaires, représentant de la DCSPP 52 (Direction Départementale de la Cohésion Sociale des Populations). Rendez-vous était donné à Bricon, sur l’exploitation familiale de Michaël COLLIER.

L’EARL COLLIER compte 140 charolaises sur 300 ha, l’exploitation est très performante en génétique, elle est pionnière dans l’insémination et notamment dans la transplantation embryonnaire. « On a commencé à s’intéresser à la génétique dans les années quatre-vingt » explique Gilles COLLIER « on voulait améliorer les performances du troupeau car la charolaise à des problèmes de vêlage. Sur les 65 dernières naissances, il n’y a eu aucune césarienne ».

Soins

« Le sanitaire est primordial. Il suffit d’une seule maladie sur la ferme et tout le troupeau se retrouve bloqué pour les ventes » ajoute Michaël COLLIER qui a repris l’exploitation en 2007. « On est très attentif aux problèmes sanitaires, quand on a refait l’étable, on a fait attention à la bonne aération du bâtiment. On vaccine systématiquement nos vaches contre la BVD 1 mois avant l’insémination. On fait des efforts depuis des années, ce serait dommage qu’une maladie entre dans l’élevage à cause d’un voisin ».

En effet, la BVD se transmet principalement par le voisinage quand les bêtes sont aux prés et seulement 10 % des élevages haut-marnais font de la prévention. Les éleveurs n’ont pas l’habitude de vacciner leurs animaux contre cette maladie qui pourtant entraîne des pertes économiques très importantes et qui est difficile à détecter. « Si on ne passe pas par l’obligation, les éleveurs ne feront pas de prévention » déclare Gilles COLLIER.

Mise en place du plan en 2017

Certains pays comme le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Suède et la Suisse ont réussi à éradiquer la maladie. Les GDS du Grand Est, de Franche-Comté et des Hauts-de-France se sont regroupés pour monter un plan d’éradication de la BVD, ils pourraient être rejoints prochainement par la Normandie. Le programme est prévu pour commencer en 2017. Lorsque tous les éleveurs commenceront la prévention, il faudra 4 ans pour éradiquer la maladie. Les éleveurs seraient gagnants : diminution de la mortalité des veaux de 15 à 30 %, chute de la morbidité de 20 à 35 %, diminution des frais vétérinaires, amélioration de la fertilité...

Pour un élevage de 255 bovins et 80 vêlages par an, le coût de la prévention est estimé entre 21 et 46 par mois. Le plan d’éradication consiste à un dépistage de la maladie dès la naissance par l’intermédiaire de la boucle d’identification qui prélève un bout de cartilage. « Mais on ne veut pas que les éleveurs se sentent piégés par la législation, il faut donc un soutien financier de la part du département et de la région » explique Hubert GOUGET, Président du GDS.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 25 novembre 2016.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2462 | septembre 2017

Dernier numéro
N° 2462 | septembre 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui