L'Avenir Agricole et Rural 04 mars 2021 a 09h00 | Par JL MASSON

Le label rouge trace son chemin sur le Grand Est

Ça bouge sur les étals de viande du Grand Est. Plusieurs enseignes sont à la veille de basculer leur rayon traditionnel pour promouvoir les viandes de bœuf Label Rouge. L’interprofession déploie un trésor d’énergie pour convaincre de nouveaux éleveurs à qualifier leurs élevages. Afin de pouvoir répondre à une demande qui devrait se révéler prometteuse.

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Le 30 septembre dernier, INTERBEV Grand Est signait une convention de partenariat pour développer des viandes de bœuf Label Rouge sur la région. Quatre Organismes de défense et de gestion (Odg) étaient assis autour de la table : Limousin Promotion, Charolais Label Rouge, Salers Label Rouge et Bœuf Blond d’Aquitaine. L’accord se matérialise par l’apposition du logo Viande du Terroir Grand Est ou l’une de ses déclinaisons territoriales (Viande du Terroir Alsacien, Viande du Terroir Champagne Ardenne, Viande du Terroir Lorrain) à côté du logo de la marque Label Rouge, selon les circuits de distribution et la race de l’animal.

Travail de fourmi
La barre est haute pour cette « montée en gamme », le plan filière a fixé un objectif de 40 % de viandes labellisées à l’horizon 2023, alors que l’on part d’un existant, à peine supérieur à 3 %.

Juste rémunération de l’éleveur

L’accès à la démarche stipule une contractualisation, pour une durée minimale d’un an, entre organisations de producteurs, transformateurs et distributeurs. L’engagement réciproque porte sur des volumes… et des prix. Trois types d’indicateurs sont mixés pour déterminer la juste rémunération de l’éleveur : le coût de production, l’état du marché et la réponse aux attentes du consommateur. Une vraie révolution que cette méthode de calcul du prix de revient, basée sur les résultats de trois années de référence, la rémunération du travail de l’exploitant étant comptabilisée à hauteur de l’équivalent de deux SMIC, avec une actualisation semestrielle. A titre d’exemple, pour le 1er semestre 2020 : un prix de revient pour les vaches de 4,91 euros / kgc ; 5,37 euros/kgc  pour les génisses ; et de 4,76 euros/kgc pour les jeunes bovins.
Dans les prochains jours, une nouvelle campagne de communication grand public va venir appuyer la promotion du Label. En Grand Est, Interbev multiplie, de son côté, les partenariats sur des évènements locaux, dans le même but.

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