L'Avenir Agricole et Rural 10 juin 2021 a 08h00 | Par TM

Le génotypage à la portée de tous les éleveurs laitiers

Le GAEC du Blaiseron utilise le génotypage depuis plusieurs années, ce qui a permis d'améliorer les aplombs et la mamelle des animaux, mais aussi de détecter de bonnes performances chez certaines vaches.

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A Leschères sur le Blaiseron, les trois associés du GAEC du Blaiseron utilisent le génotypage pour accroitre les performances de leurs animaux. L'exploitation compte 255 ha et une centaine de vaches 100 % Monbéliardes pour une production de 900 000 l de lait qui sont livrés à Ermitage. La production laitière par vache se situe en moyenne à 8700 litres avec un TB à 42 et un TP à 35.

Une stratégie 40, 40, 20

Au niveau reproduction, 40 % des femelles ont des doses sexées (avec un ISU de 125 au minimum pour les génisses), 40 % sont en croisement Blanc Bleu Belge et 20 % en conventionnel.

Tri et précision de l'accouplement

« Les objectifs de sélection sont les aplombs, la mamelle et le lait, on essaye de ne pas détériorer ces trois caractères » indique l'éleveur qui porte une attention toute particulière à travailler avec des vaches fonctionnelles. « On voit une bonne évolution depuis qu'on a mis en place le génotypage, les postes aplombs et mamelle ont bien progressé ». « Il y a des souches qu'on n'avait pas l'habitude de travailler et qui se sont révélées grâce au génotypage » ajoute Pierre-Elie Richard, responsable génétique de la race Montbéliarde à Elitest.
« L'intérêt du génotypage est d'avoir l'index génomique de la génisse dès qu'elle est âgée d'1 mois. Cela permet de faire du tri, quand elle va être accouplée on va savoir si on la met en croisement viandée, en semence conventionnelle ou en semence sexée, en fonction de son niveau » indique Pierre-Elie Richard. Le génotypage permet également de contrôler la filiation et de déceler les gènes d'intérêt ainsi que les éventuelles anomalies génétiques.

Des données accessibles

Les éleveurs reçoivent régulièrement les résultats de génotypage qu'ils peuvent également consulter en direct sur myUMO (site internet développé par Umotest). Ainsi les éleveurs ont accès à des fiches détaillées reprenant chaque poste évalué pour chaque animal, mais également à des classements globaux reprenant tous leurs animaux. Observation, tris, accouplements sont donc, avec le génotypage, rendus accessibles à tous les éleveurs.

En Haute-Marne une quarantaine d'élevages Montbéliards travaillent avec le génotypage.

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