L'Avenir Agricole et Rural 14 décembre 2017 à 08h00 | Par T. Morillon

Le GDS accompagne les éleveurs

Le Groupement de Défense Sanitaire de Haute-Marne a terminé ses réunions cantonales. L’occasion de présenter les actions effectuées dans l’année et le bilan sanitaire du département. La qualification IBR progresse et la lutte contre la BVD se met en place.

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Le GDS a présenté les actions effectuées en 2017 ainsi que le bilan sanitaire du département.
Le GDS a présenté les actions effectuées en 2017 ainsi que le bilan sanitaire du département. - © T.M.

Des aides pour les éleveurs

L’État délègue des missions au GDS comme la prophylaxie : certification IBR, qualification tuberculose, brucellose et leucose. Mais le GDS a aussi des missions techniques : conseils, prévention à travers les sentinelles, les boucles. Il s’occupe du curatif avec les Plans individuels d’assainissement pour gérer rapidement les problèmes sanitaires.

En 2017, 204 110 ont été répartis entre les éleveurs, pour une aide allant de 2 000 à 8 000 . Le financement est assuré à hauteur de 116 000 par le Conseil Départemental et 88 110 par le GDS.

Le Conseil Régional financera le plan de lutte anti-BVD, soit le matériel pendant 4 ans (boucles, pinces et frais postaux), le Conseil Départemental apporte également une contribution pour cette année. Pour 2018 la décision n’est pas encore prise

Les aides du GDS sont essentiellement liées à la caisse coup dur, à l’achat de boucles, au plan paratuberculose et aux analyses BVD. « Plus on met de prévention en place, plus on peut agir tôt et on évite d’ouvrir un plan » explique le directeur du GDS Denis Daillet.

La caisse coup dur est optionnelle (0,45 /bovin), mais elle permet le remboursement d’aléas sanitaires dont l’éleveur n’est pas responsable. Elle donne droit à un forfait de 60 pour les autopsies et peut rembourser des frais d’analyses (montant HT) si le GDS est associé à la démarche. Une aide modulable de 30, 60 ou 80 % du préjudice concernant des mortalités de bovin liés au sanitaire est disponible. Cela se fait sur examen de dossier, l’idéal étant de faire une PCR car le procédé est plus fiable. 65 % des éleveurs adhèrent à la caisse coup dur. 54 plans sont ouverts en paratuberculose (contre 72 précédemment), dont 3 nouveaux.

IBR : de bons résultats

L’IBR est obligatoire depuis le 1er juillet 2016, plus il y a de certifications, plus on allège la prophylaxie puisqu’il n’y a que certains animaux qui sont dépistés. On est passé de 69 % de certifiés en 2015/16 à 91 % en 2016/17. Le GDS espère atteindre les 96 % en avril 2018. Pour 2016-2017, 34 élevages détiennent encore des bovins vaccinés en IBR soit 3 % du cheptel haut-marnais, dont 11 cheptels ont moins de 10 bovins vaccinés.

BVD : en attente du plan national

14 plans BVD ont été mis en place, contre 15 en 2015/16, avec 84 IPI dépistés. L’enjeu est de dépister les IPI très tôt pour les éliminer rapidement. Une zone test a été mise en place dans la zone du Der (ancien canton de St Dizier et Montier-en-Der), représentant 92 élevages, soit 6 200 naissances à l’année. Le dispositif consiste à une détection précoce des IPI avec la boucle « deux en un » et un contrôle à l’introduction. Pour cela le GDS s’entoure de plusieurs partenaires : vétérinaires, éleveurs, OPA, laboratoire d’analyse, Conseil Départemental et Régional.

Le coût de la prévention de la maladie est dérisoire par rapport aux conséquences économiques de la BVD : avortements, mortalité, mammites cliniques, augmentation des cellules, chute de production… On estime que ce virus coûte entre 7 et 12 par bovin et par an. Des pays européens ont déjà éradiqué la BVD comme la Norvège, la Suisse, le Danemark et l’Autriche. D’autres sont en cours d’éradication du virus (Allemagne, Irlande, Luxembourg et Belgique).

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 15 décembre 2017.

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