L'Avenir Agricole et Rural 06 août 2020 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Le colza, une culture qui inquiète

Face aux problèmes rencontrés depuis plusieurs années en colza, les agriculteurs se posent des questions. Puisqu’il devient difficile d’en produire, doit-on le remplacer ? Et par quoi ? Les organismes stockeurs travaillent d’arrache-pied sur ce sujet.

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Le colza devient difficile à produire, doit-on le remplacer ?
Le colza devient difficile à produire, doit-on le remplacer ? - © PHOTO ARCHIVES

EMC 2

 

La culture du colza est une vraie problématique, particulièrement la gestion des insectes. « Nous avions des solutions qui permettaient la maîtrise des insectes, mais elles ont disparu ou sont devenues trop aléatoires. Aujourd’hui nous avons des agriculteurs qui sont démunis » explique David Meder, responsable céréales EMC2.

 

Impasse technique

Pourtant il faut continuer à produire pour fournir du colza aux filières qui sont toujours demandeuses. Mais comment maintenir sa production quand on n’est pas suffisamment rémunéré et que l’on manque cruellement de solutions ? « Les agriculteurs sont dans une impasse technique, nous n’avons pas de solutions complètement efficaces pour gérer les altises à l’automne », complète David Meder. « On remarque qu’on a plutôt tendance à perdre des solutions qu’à en retrouver. Les agriculteurs vont finir par délaisser cette culture ».

(....) lire la suite en page 03 de notre numéro de cette semaine.

 

 

SEPAC COMPAGRI

 

(...)  Rotation pérenne

Pour Sepac Compagri, il s’agit de proposer aux agriculteurs des solutions économiques viables par la mise en place d’une rotation pérenne. « Le colza va être maintenu dans certaines zones, mais dans une moindre proportion, et via un itinéraire technique très spécifique : semis précoces, cultures associées, nutritions spécifiques, pilotage insecticide très précis, des piégeages Berlèse, variétés adaptées… »  explique Jean-François Ferrand, responsable collecte Sepac Compagri. Une vidéo a été faite à ce sujet à destination des agriculteurs, consultable sur YouTube avec le lien suivant :  https://youtu.be/L1TDDMLE34Q

 

Un retour marqué de l’hiver permettrait d’améliorer la lutte en réduisant les pontes. « Le cycle des crucifères doit être cassé en allongeant la rotation et en supprimant leur mise en place dans les couverts » conseille Jean-François Ferrand. « L’introduction d’autres cultures est inévitable ». Il faut souligner que la problématique est différente selon le type de terre.
En zone superficielle, on implantera du tournesol, de la lentille, du sorgho fourrager ou encore on renforcera la sole en orge de brasserie.

 

(...) lire la suite dans notre hebdomadaire de cette semaine.

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