L'Avenir Agricole et Rural 19 décembre 2013 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Lait - «Nous avons été trahis» !

L’AG de la FDPL qui s’est tenue le 13 décembre a été l’occasion de faire le bilan de l’année 1 de la contractualisation. Le premier exercice commence par un passif, surtout moral.

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La FDPL reproche aux transformateurs de s’entendre sur le dos des producteurs...
La FDPL reproche aux transformateurs de s’entendre sur le dos des producteurs... - © JLB

Pourquoi tant de déceptions alors que le prix du lait n’a jamais été aussi haut ? Richard BOURBON l’explique par le dysfonctionnement d’une filière qui ne respecte pas le premier maillon de la chaîne : l’agriculteur, pris en tenaille entre les coûts de production et des prix imposés par des laiteries suspectées d’entente.

Une bonne année ... pour les transformateurs

L’éleveur est aussi dépendant de la nature, et  celle-ci n’a pas été favorable. Les médiocres récoltes de maïs fourrage ont lourdement impacté la production qui a chuté de 5 %, un record depuis 20 ans. Les éleveurs ont essayé de compenser par des concentrés qui dans le même temps restaient à un prix élevé. C’est ainsi que l’indice IPAMPA, qui mesure les charges de production, a évolué de 20 % en deux ans et demi.

C’est bien à cause de ces coûts de production que la profession s’est mobilisée en début d’année pour obtenir une revalorisation du lait. Une médiation a permis de sortir du conflit par une annonce d’augmentation de 25Ä/1000 l au 2ème trimestre. En contrepartie la Grande Distribution acceptait, pour la première fois, une augmentation en pied de facture. mais les laiteries se sont empressées à noyer cette revalorisation dans les indices globaux de l’année. Les éleveurs se sentent floués. Certains transformateurs ont même eu l’outrecuidance de déclarer que sans la médiation ils auraient pu «passer» des hausses plus importantes.



Lire la suite de cet article dans notre édition du 20 Décembre 2013.

Ils ont dit :

Samuel Parisot : «les laiteries ont le droit de se regrouper comme elles veulent, ce qui n’est pas notre cas».

Roger Braux : «on est face à un mur avec des industriels, nous n’avons plus envie d’aller à Paris pour négocier».

Dominique Thiebaut (DDT) : «les contrats ont été décrétés car il n’y avait pas  eu d’accord interprofessionnel, la règlementation européenne évolue, elle permet maintenant la reconnaissance d’indicateurs. La loi d’avenir donnera des pouvoirs coercitifs au juge pour équilibrer les contrats».

Christophe Thiéblemont : «Il faut aller chercher les 25 Euros du 2ème trimestre annoncés par le médiateur, en plus des indicateurs».

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