L'Avenir Agricole et Rural 07 décembre 2017 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

LAIT : HARMONISATION D'INDICATEURS ÉCONOMIQUES

C’est un travail collégial à l’initiative de la FNPL qui a abouti après plusieurs mois à une harmonisation de 9 indicateurs technico-Economiques pour la performance des exploitations laitières.

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- © AAR

La FRSEA a convié ses partenaires ce lundi 4 décembre pour une restitution des travaux par Pierre Emmanuel BELOT de l’institut de l’élevage.

C’est dans un contexte de crise qui perdure que la réflexion de gagner en efficacité dans le conseil auprès des éleveurs a débuté. L’enjeu est d’optimiser la performance économique des fermes confrontées à une baisse du prix du lait. Cela passe déjà par l’utilisation d’indicateurs technico Economiques efficaces lisibles et mutualisables. Les organismes partenaires de cette réflexion ont identifié 9 indicateurs caractérisant la situation économique d’une exploitation et, plus particulièrement, celle de l’atelier lait. Ces indicateurs mesurent la performance globale de l’exploitation, le niveau de trésorerie, la productivité du travail, la charge de travail, l’endettement et le coût alimentaire.

Pour Daniel PERRIN, Président de la section lait régionale de la FRSEA GE et membre de bureau de la FNPL : « Je préfère le redire clairement : la mise en place de ces indicateurs a pour objectif de simplifier l’accès et la compréhension des analyses économiques réalisées par les organismes de conseil sur nos exploitations grâce à des indicateurs identifiés et partagés. Il s’agit de rendre ces études comparables entre elles. Mais, en aucun cas, il ne s’agit d’expliquer aux producteurs comment ils doivent faire pour s’en sortir sur leur exploitation avec un lait payé en-dessous de leurs coûts de productions ni de justifier une politique du prix du lait bas ».

 

 

Un travail pas si simple

Si, de prime abord, les termes employés concernant les indicateurs parlent à tout le monde, le travail n’a pas été si évident. Réunir l’ensemble des partenaires technico économiques pour parler d’harmonisation n’est pas une mince affaire. En effet, ce sont plus de 100 indicateurs qui sont utilisés et qui étaient sur la table au démarrage du programme, pour finir à 9, partagés par tous, notamment sur la méthode et la définition. Et comme l’a rappelé Pierre-Emmanuel BELOT « ces indicateurs ne sont pas l’alpha et l’oméga de ce qui doit être conduit sur une exploitation mais des indicateurs de tête qui nous permettent de mesurer efficacement de manière conjointe et de partager les fragilités pour trouver des leviers d’amélioration ».

Gérard RENOUARD, Président de la Chambre d’agriculture de Meurthe-et-Moselle partage l’importance du rôle de conseil d’élevage mais tient à rappeler à l’assemblée l’importance d’avoir un prix du lait rémunérateur pour garder des producteurs et assurer le renouvellement des générations.

 

Les faire vivre sur le terrain

Après une présentation complète, le débat s’engage avec la salle. Il n’y a pas de doute : la mission semble accomplie puisque l’ensemble des personnes présentes partagent les objectifs et la méthode. Pour autant, le plus difficile reste certainement à accomplir en faisant que chacun puisse se les approprier et en soit utilisateur. Car, si la méthode est arrêtée, ces indicateurs qui se veulent individuels demandent un peu de travail de la part de chaque organisme de conseil. Pour Daniel PERRIN, il est impératif que les organisations prennent le relais au quotidien et proposent également la vulgarisation de ces indicateurs dans l’enseignement agricole. Yohann BARBE, responsable national de la section lait à JA, reprend les inquiétudes de ces homologues JA 54 présents dans la salle à savoir la préoccupation du coût pour les exploitants. Car, si du côté JA, il est nécessaire de se doter de ce genre d’outil, il est indispensable que les organismes de conseil fassent des efforts sur les tarifs des prestations car l’objectif est d’avoir un outil harmonisé et non des charges supplémentaires. JA propose que des réflexions sur des abattements fiscaux puissent être étudiées pour les exploitations utilisant ce dispositif.

Si toutefois cette réunion a atteint ses objectifs, on sentait une petite pointe de regret de la part des responsables syndicaux FDSEA/JA de ne pas voir plus de représentants des organismes bancaires régionaux « seul, le Crédit Agricole de Lorraine était présent et le Crédit Agricole Alsace Vosges excusé ; je trouve cela un peu regrettable car les financeurs sont les 1er partenaires de nos exploitations notamment dans les moments difficiles d’où l’importance de partager ces débats avec eux » conclut Daniel PERRIN avant d’en terminer sur une note positive, la volonté des OPA présentes de mettre en œuvre des outils.

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