L'Avenir Agricole et Rural 13 août 2020 à 07h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

LAIT : Des surenchères sans contrepartie pour les éleveurs

De nouveaux cahiers des charges encadrant le lait bio pourraient voir le jour, mais sans rémunération en conséquence. La FNPL refuse ce principe qu’elle trouve inadmissible.

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- © AAR

D’après la FNPL, plusieurs entreprises laitières (privées et coopératives) souhaitent mettre en place des cahiers des charges pour le lait bio. Problème : ils apporteraient des contraintes supplémentaires aux éleveurs sans aucune contrepartie financière.


«Toute nouvelle contrainte doit être rémunérée en conséquence». C’est le message porté haut et fort par la FNSEA lors des États Généraux de l’Alimentation. La FNPL refuse qu’un nouveau cahier des charges « bio ++ », différent de celui prévu par le signe officiel de qualité soit créé. Le syndicat estime qu’il peut déstabiliser la valeur globale du marché bio de la France.

« Ne cédons pas aux sirènes du marketing, toujours prompt à créer de nouvelles contraintes pour les éleveurs. Il conduit souvent à créer une course à l’échalote des acteurs de la transformation. Or, à ce jeu, le perdant c’est toujours l’éleveur ! » indique la FNPL.


Pour le syndicat laitier, il vaut mieux privilégier la logique du bio ET local, plutôt que la création de contraintes supplémentaires sur les exploitations biologiques. Il estime que « France, Terre de Lait » doit être le socle sur lequel la filière laitière bio doit s’appuyer. « Valorisons les systèmes biologiques français pour nous démarquer de nos voisins européens, sans nous créer de nouvelles contraintes que nous ne serons pas en mesure de rémunérer ».

La création d’un nouveau cahier des charges pourrait nuire à la lisibilité du signe officiel de qualité « AB » et embrouiller les consommateurs. « Cette décision est inacceptable et irresponsable. Elle est d’autant plus inadmissible lorsqu’elle est prise par un conseil d’administration de coopérative composée d’éleveurs ! » explique la FNPL qui compte bien stopper les acteurs de la transformation dans leur démarche.


Y’en a marre !

Pour signer et prendre la pose devant le photographe, ils sont là ! Je parle bien de nos industriels qui veulent s’acheter une conscience et à peine avons-nous le dos tourné qu’ils nous pondent leurs propres règles. Notre système français a déjà le don de complexifier les exigences alors n’en rajoutons pas une couche.


Il faut également penser au consommateur, devant son rayon de bio… faut-il qu’il achète du bio, du bio +, du bio X, du biobio ! STOP, du bio français et c’est tout !

Il faut qu’on le martèle : France Terre de Lait est notre socle de base. Les producteurs depuis leur ferme doivent le défendre et le rappeler à leur acheteur. Si l’acheteur veut plus, il faut qu’il paye.

Stop au bradage de notre lait, résistons et d’une seule voie, il faut dire NON à cette surenchère sans contrepartie financière.

 

Florent CRESSOT, Président FDPL 52

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