L'Avenir Agricole et Rural 21 décembre 2017 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

LAIT : AUGMENTATION (INSUFFISSANTE) DU PRIX DU LAIT

La FDPL a organisé son assemblée générale le 15 décembre au lycée agricole de Choignes. Il s’agissait de la dernière pour le président Richard Bourbon et le directeur André Leblond. Le vice-président de la FNSEA Henri Brichart est intervenu sur les attentes des Etats-Généraux.

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De gauche à droite : André Leblond (Directeur FDPL), Richard BOURBON (Président FDPL), Henri BRICHART (Vice Président FNSEA), Jean-Pierre GRAULE (directeur DDT), et Sébastien RIOTTOT,  (Président FDSEA).
De gauche à droite : André Leblond (Directeur FDPL), Richard BOURBON (Président FDPL), Henri BRICHART (Vice Président FNSEA), Jean-Pierre GRAULE (directeur DDT), et Sébastien RIOTTOT, (Président FDSEA). - © T MORILLON

Lors de la campagne 2016, la FDPL avait constaté un écart de 54 Ä/1 000 l en prix de base, selon les laiteries, et des évolutions de -20 à -33 Ä/1 000 l. En 2017, le prix du lait a augmenté en moyenne de 37 Ä, pour s’établir à 317Ä/1 000 l. Il n’y a plus que 11,60 Ä d’écart en prix de base et des évolutions de 0 à 44 Ä/1 000 l. Les entreprises qui ont le moins payé en 2016 sont celles qui ont le plus augmenté leurs prix en 2017 et inversement. Au final le classement des laiteries ne change pas, mais les prix se sont rapprochés (VOIR TABLEAU SUR NOTRE EDITION PAPIER PAGE 03)

 

Trésoreries toujours en berne

Richard Bourbon, à la présidence de la FDPL depuis 10 ans, note des similitudes entre la situation actuelle et celle de 2007, notamment sur la diminution du revenu des éleveurs. Pour le président l’augmentation du prix du lait en 2017 demeure insuffisante : « Si ces évolutions permettent, le plus souvent, d’équilibrer les comptes de l’atelier lait, elles ne comblent pas le retard accumulé au cours des 2 années précédentes. En supposant un rattrapage de ces 2 dernières années catastrophiques sur 3 ans, c’est à chaque fois 25Ä de plus que le coût de production qu’il faudrait ». 340 Ä étant le chiffre le plus souvent cité comme étant le niveau moyen du coût de production, il sera, toutes primes comprises, à peine atteint en 2017.

 

« Tout le monde nous ment ! »

Le président regrette que Lactalis, 1er groupe fromager mondial, base son prix sur celui de Sodiaal. Il ne comprend pas que Sodiaal soit en incapacité « d’atteindre un niveau de performance économique en faisant une locomotive plutôt qu’un boulet ». D’autres acteurs sont pointés du doigt : « marre des parties de ping-pong avec les transformateurs qui ne nous permettent pas de savoir qui nous ment, sauf qu’après 10 ans je crois le savoir, tout le monde nous ment ! ». Pour Richard Bourbon, l’État a aussi sa part de responsabilité car cette situation est la conséquence de 30 ans de politique de lutte contre l’inflation alimentaire pour défendre le pouvoir d’achat des Français. Cependant les États Généraux de l’Alimentation (EGA) constituent un espoir, la FNPL et la FNSEA ont tout fait pour améliorer la situation des producteurs au sein de la filière. Les EGA vont-ils déboucher sur l’objectif de la FNPL : une amélioration du marché intérieur et une meilleure répartition de la valeur ajoutée ? En tout cas, la FNPL a présenté un plan de filière interprofessionnel, signé par tous les acteurs, comme l’avaient demandé les Pouvoirs Publics.

 

Richard Bourbon est satisfait que certaines instances européennes aient enfin réussi à s’opposer au « tout pouvoir » de la Direction Générale de la Concurrence et à assouplir les règles de fonctionnements des Organisations Professionnelles. Ces dernières ont eu des relations particulièrement tumultueuses avec les laiteries cette année : Lactalis qui impose des volumes très inférieurs à ceux annoncés initialement ou Savencia qui renie, après un trimestre d’application, la nouvelle formule de calcul du prix qu’elle avait validée avec ses OP.

 

Décisions régionales

Le Centre Interprofessionnel Laitier Grand Est a décidé de modifier la présentation des prix mensuels, en y intégrant les bonifications de la meilleure qualité de chaque critère. Cela ne change rien au prix payé, mais permet de faciliter les comparaisons inter-régionales. Autre décision : la quasi-généralisation de l’analyse des échantillons. Dès le 1er avril 2018, les tanks seront analysés en matière grasse, matière protéique et cellules. La moyenne mensuelle sera calculée avec tous les résultats, sans augmentation de la cotisation au laboratoire.

Vous pourrez lire la suite en page 03 dans notre édition de cette semaine

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