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La part de complément gratuit à 3 440 litres.

Bassin laitier grand Est - C’est officiel depuis la réunion du vendredi 2 décembre à Metz de la Conférence du Bassin Grand Est, le montant de la part de complément gratuit est de 3440 litres. Les professionnels ont obtenu une semaine pour prendre connaissance des listes d’attributaires et signaler d’éventuelles erreurs.

08 décembre 2011 L'Avenir Agricole et Rural Vu 472 fois

Les principaux éléments de la redistribution 2011-2012, la première à l’échelle du Bassin, étaient connus depuis la réunion du groupe de travail le 16 novembre dernier, en particulier le montant de la part attribuée à chaque chef d’exploitation et pour un salarié par exploitation.

Il devait être aux environs de 3 400 litres, en définitif il est précisément de 3 440 litres.

De ce fait chaque exploitation éligible ayant fait la demande percevra autant de fois 3 440 litres qu’elle a de chef(s) d’exploitation, nombre augmenté d’une part en cas de présence d’un salarié à temps plein (ou d’équivalent de temps de salarié à temps plein). La part apportée par la présence d’un salarié étant répartie sur le (ou les) chef(s) d’exploitation.

Ces compléments qui proviennent de la répartition du solde de la réserve de Bassin viennent s’ajouter aux litrages correspondant au 1% de la référence dont chaque exploitation éligible en ayant fait la demande bénéficie en parallèle, et bien sûr ils sont plafonnés à la demande des intéressés.

435 exploitations de Haute-Marne, soit 65%, vont ainsi bénéficier de 1% de leur référence et d’un complément correspondant à leur nombre de parts.

Au total c’est 5 589 000 litres de référence qui seront redistribués de cette manière.

 

10 JA sur moitié de la campagne

Auparavant, car les JA restent prioritaires, le Bassin a attribué les compléments à l’installation selon les règles qu’il avait arrêtées lors de la Conférence du 28 juin.

Seuls les dossiers agréés avant le 30 septembre font l’objet d’une attribution pour la campagne en cours, les dossiers postérieurs au 30 septembre bénéficieront de la même attribution mais pour la campagne prochaine. De ce fait seuls 10 JA haut marnais auront bénéficié d’un complément à l’installation pour cette campagne.

Dans le même temps 10 autres JA, installés eux au cours de la campagne précédente, vont toucher un complément de référence de 10 000 litres.

Rappelons que la règle actuelle du Bassin pour les JA est l’attribution d’un complément de référence de 60 000 litres, complément qui est augmenté de 30 000 litres en cas d’installation avec reprise de foncier inférieure à 5 has.

6 580 000 litres d’attribués en Haute-Marne

Au total c’est 6 580 000 litres issus des 91 millions de la réserve du Bassin Grand Est qui vont prochainement être notifiés à des producteurs haut marnais.

Dans l’attente, pour vérifier votre situation, vous pouvez vous adresser à la Fdpl.

 

Contrat Lactalis : quelle issue à la crise ?

Au moment de cette rédaction personne ne sait comment le bras de fer engagé entre le groupe des présidents de groupements de tous les bassins laitiers et Lactalis se terminera !

Tout aussi habilement que d’habitude Lactalis tente de changer de terrain en accusant la FNPL de tromper les présidents de groupements en les entrainant vers la création d’organisations de producteurs commerciales, c’est-à-dire destinées à acheter le lait de leurs adhérents pour le revendre ensuite.

Ces fausses accusations n’ont qu’un but, faire douter les producteurs et les amener, de guerre lasse, à signer la version 2 du contrat. Les responsables de la FNPL l’ont d’ailleurs répété haut et fort devant Michel NALLET, le porte-parole du Groupe Lactalis, lors de la journée lait organisée la semaine dernière à Paris par JA : personne aujourd’hui, chez nous, n’envisage de créer des organisations de producteurs commerciales.

Autre présentation fallacieuse, celle qui laisse entendre  que la version 2 du contrat a quasiment été validée par le groupe de Présidents, ce qui n’est absolument pas le cas.

Comment en effet valider un contrat d’intégration qui ne porte simplement pas son nom mais qui, comme l’a écrit la FNPL, correspondrait pour les producteurs à « 5 ans pour se taire », Lactalis décidant de tout pour leur plus grand bien, bien sûr !

Commission interprofessionnelle des pratiques contractuelles et médiateur ont été saisis. 15 saisines leur ont en effet  été adressées par la FNPL dont une par Roger BRAUX, le représentant du Grand Est dans le groupe de présidents qui a conduit toute la négociation avec Lactalis.

Une nouvelle rencontre est d’ailleurs  programmée le 16 prochain pour tenter de chercher une issue à ce qu’il faut bien appeler une crise !

Dans l’attente ne pas signer reste bien sûr la consigne qui d’ailleurs semble être bien suivie.

AL, pour le Syndicat laitier du Centre Est.

 

 

 
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