L'Avenir Agricole et Rural 26 septembre 2019 à 15h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

La sous-préfète à l’écoute

La sous-préfète de Langres a tenu a rencontrer le syndicat Jeunes Agriculteurs pour faire connaissance avec les responsables, échanger sur les sujets d’actualité et relever les difficultés du terrain. Rendez-vous a été pris à l’EARL d’Eponine.

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Arrivée le 15 juillet en Haute-Marne, la sous-préfète de Langres Stéphanie Marivain souhaite rencontrer «les acteurs importants du territoire». Elle s’est rendue à l’EARL d’Eponine à Saints-Geosmes chez Jérémy Lombard afin de visiter l’exploitation, connaître les dossiers et faire connaissance avec le président JA Anthony Barbier. Ce dernier a apprécié l’initiative de la représentante de l’État.
Jérémy Lombard s’est installé sur la ferme familiale en 2014, une exploitation avec 120 ha en agriculture biologique où travaille son père, ainsi que sa mère à mi-temps . Auparavant il y avait des vaches laitières, mais elles ont été remplacées par des Aubracs et des Salers. Les bovins sont commercialisés en vente directe, au Domaine Diderot, la boucherie à côté de la ferme dont la famille a repris la gérance en 2000.

Stéphanie Marivain a apprécié d’avoir des échanges constructifs.
Stéphanie Marivain a apprécié d’avoir des échanges constructifs. - © TM

Différents dossiers abordés

Jérémy n’a pas manqué d’évoquer les conséquences désastreuses de la sécheresse pour les éleveurs «on est obligé de prendre dans les réserves fourragères, certains n’ont plus de stock pour passer l’hiver. On va être obligé de vendre des bêtes». La méthanisation a aussi été abordée car Jérémy souhaite produire du biogaz avec 4 agriculteurs. Pour la sous-préfète, «les méthaniseurs agricoles sont des beaux projets, les services de l’État vous soutiendrons». Les JA ont abordé la question des ZNT, «on a un gros soucis de communication avec les gens, ils ne voient pas les efforts qu’on fournit. On ne peut plus être tranquille dans nos parcelles». Pour la représentante de l’État, «il y a un équilibre à trouver dans l’intérêt de tous, mais cela ne doit pas se faire à marche forcée. Il faut des débats sereins, les produits que vous utilisez sont légaux».
Faisant abattre une cinquantaine de bête par an, Jérémy Lombard est particulièrement attentif au sort de l’abattoir départemental. Pour Anthony Barbier le nouvel abattoir pourrait aider à développer la vente directe. La sous-préfète répond qu’elle va «essayer de faciliter la bonne coordination avec les services de l’État». Dernier sujet qui inquiète les JA, la création du parc national qui risque d’apporter «des contraintes supplémentaires».

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