L'Avenir Agricole et Rural 05 février 2015 à 08h00 | Par E.D.

La Simmental, une race connectée

Annette Richard, récemment nommée à la présidence du Syndicat de la race Simmental (voir page 2), a accueilli une cinquantaine d’éleveurs, dont quelques uns des départements limitrophes, lors de l’assemblée générale à Chateauvillain.

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Visite d’élevage chez Dominique Guenat
Visite d’élevage chez Dominique Guenat - © E.D.

Résultats techniques 2013 par Philippe Gillet

Après un rappel de la conjoncture en 2014, Annette Richard a cédé la parole à Brigitte Toledo, animatrice du syndicat sur la présentation des comptes.

Le contrôle laitier a enregistré 2707 lactations terminées en race Simmental, pour une durée de lactation de 311 jours, nettement plus courte que dans les autres races et un niveau de production à 6400 kg. L’année n’avait pas été propice à la production laitière précise Philippe Gillet, responsable du pôle élevage à la Chambre d’Agriculture.

En terme de qualité du lait, le niveau de matière utile se maintien, la Simmental progresse même sur le taux de protéine. Elle talonne la race référente, avec un TP à 39,7 (contre 39,9 en Brune)

25 troupeaux sont comptabilisés en race pure, un effectif en diminution avec néanmoins un maintien du nombre de vaches présentes depuis 2005. Le comptage cellulaire, point fort de la race, atteint 80 % d’effectif inférieur à 300 000.

Enfin, le prix moyen payé sur 2013/2014 aux éleveurs de Simmental a été tiré par la qualité avec 391 euros/1000 l.


Programme de sélection franco-allemand : en 2015, on officialise !

Simmental France ne dispose que de 280 génotypages de taureaux d’IA, une population trop mince pour bâtir un programme national à court terme. En effet, plus la population génotypée grandit, plus l’indexation génomique devient fiable et donc utilisable en élevage.

Intégrer le schéma de sélection franco-allemand pour avancer à court terme

La population de taureaux allemands génotypés est beaucoup plus importante qu’en France (6000 taureaux), d’où une plus grande fiabilité des index d’outre-Rhin.

«Moyennant un droit d’entrée de 15 000 euros ainsi que le paiement de 25 euros par calcul d’index génomique de nos taureaux français, ces derniers pourront êtres intégrés officiellement dans la base allemande et nous aurons accès au génotypage de tous les taureaux étrangers utilisés en France.

Grâce à ce partenariat, nous serons en mesure de diffuser officiellement des index chiffrés sur nos taureaux d’IA aux éleveurs à très court terme» explique Hervé Vignon, directeur du syndicat.

Un schéma franco-français à long terme

Mais la solution franco-allemande n’offre pas que des avantages ; les performances brutes de la voie femelle (index sur descendance) ne seront pas prises en compte. En outre, elle implique moins d’autonomie en terme d’orientation de sélection. C’est pourquoi Simmental France envisage de poursuivre en parallèle un programme franco-français à long terme avec l’INRA et l’Institut de l’Elevage, avec une population fiable, évaluée sur descendance. Le coût reste certes élevé (70 euros le génotypage) pour les éleveurs.

Pour avancer, le syndicat a pour objectif de génotyper 70 taureaux et 400 femelles dès cet hiver. Additionné aux index des 450 taureaux allemands utilisés en France, de premiers index expérimentaux devraient aboutir dès juin 2015.

Vous pourrez lire la suite de cet article dans notre édition du 6 février 2015.

Sur le ring

Concours Général Agricole 2015

Cette année, dix-sept vaches seront en compétition au Concours Général Agricole à Paris le 24 février prochain. Elles seront issues de 17 élevages français. Parmi elles, trois haut-marnaises :

- Glorieuse, en première lactation du GAEC Saint Hubert à Pierrefontaine

- Ganache, en deuxième lactation de l’EARL du Coteau à Biesles

- Cannelle, en cinquième lactation, du GAEC Richard Roger à Chameroy

Comme tous les ans, la race Simmental disposera d’un stand au hall des bovins. Hervé Vignon entend continuer à promouvoir une démarche filière fromagère auprès du grand public en proposant à la dégustation du fromage des secteurs ou la race est très représentée. Cette année, c’est l’Aveyron qui sera à l’honneur avec le Laguiole. Le responsable profite de la présence de Jean-Michel Rabiet, représentant du Conseil Général, lors de cette assemblée pour lancer un appel à la Haute-Marne en 2016 sur ses filières de qualité Langres et Epoisses.

Eurogénétique

Le concours européen et la vente aux enchères de la race auront lieu le 10 avril. Les vaches participantes sont en cours de sélection.

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