L'Avenir Agricole et Rural 21 juin 2018 à 09h00 | Par T. Morillon

La SEPAC tournée vers l’innovation agronomique et technologique

Les journées clients SEPAC se sont déroulées sur deux dates en rassemblant 280 clients et fournisseurs. Une première rencontre pour découvrir les essais et une seconde qui présentait la nouvelle équipe de direction, des ateliers sur l’agriculture de conservation, le logiciel Atland et l’entreprise Roquette.

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Visite d’essais à Marault le 6 juin.
Visite d’essais à Marault le 6 juin. - © TM

Le premier temps fort était à Marault le 6 juin, dans les essais. Les agriculteurs ont pu échanger avec les techniciens sur les variétés et les itinéraires techniques. ARVALIS et TERRES INNOVIA ont également animé cette rencontre.

SEPAC par son implication dans l’agriculture de conservation a présenté, par l’intermédiaire de Jean-Luc Forrler, comment rendre nos systèmes plus résilients par le biais des couverts agronomiques. Il a communiqué sur l’importance de la matière organique pour améliorer la fertilité des sols argilo calcaire afin d’augmenter la productivité. Le C/N des différents types de couverts a été mis en avant : « le couvert agronomique est une culture intrinsèque de la rotation » expose Jean-Luc Forrler. Les discussions se sont terminées autour du verre de l’amitié.

Résultats 2 017 et perspectives
Le second temps fort avait lieu à Rimaucourt le 12 juin. Christophe Comby, l’actuel directeur Sepac (voir encadré), a estimé une collecte 2 018 aux alentours de 392 000 T, permettant de retrouver une collecte conforme aux années 2014/2015. Il souligne également les difficultés d’expéditions causées par la grève SNCF : « nous prévoyons un stock de report important augmentant la pression moisson ».

La campagne est également marquée par quelques problèmes de PS dans les blés. La Sepac développe des filières telles que les pois, le soja et les lentilles afin de diversifier et sécuriser les assolements de ses clients.

La performance commerciale des offres reste le souci majeur de Sepac pour contribuer aux revenus de ses clients. Un plan d’investissement de maintenance est lancé pour améliorer les installations. La priorité est toujours centrée sur la sécurité de ses sites, avec comme objectif 2 018 de diviser par deux le nombre des 430 accidents annuels et de tendre vers le zéro accident en 2020.

Conseils en agriculture de conservation
Serge Aurier, expert en agriculture de conservation, a expliqué les bases de ce système qui repose sur une couverture végétale permanente, des plantes associées et un non-travail du sol. « Le développement racinaire est plus performant et évite que le chevelu racinaire ne se développe qu’entre l’horizon de surface et la semelle de travail. De plus, l’arrêt du travail du sol sur plusieurs années casse la dynamique de levée des adventices tout en évitant l’érosion et le ruissellement ». Celui-ci peut être préjudiciable à la faune et à la microflore du sol car il détruit l’habitat, conduisant à une perte de matière organique. Une dégradation physique du sol entraîne une perte des argiles et des éléments nutritifs car ils ne sont plus retenus dans le sol.

Les couverts permanents ont l’avantage de ne pas perturber pas le sol tout en limitant le développement des adventices. De plus, ils augmentent l’infiltration d’eau tout en réduisant le ruissellement et l’évaporation.

Concernant les associations de plantes, « la légumineuse est incontournable » indique Serge Aurier. Une bonne diversité de plantes permet de restructurer le sol, de mobiliser les éléments nutritifs, et de contrôler les adventices et les insectes.

D’après Serge Aurier, il est possible de produire 90 % de son phosphore uniquement avec son sol. Lors de ses essais, il constate que les agriculteurs qui fauchent et laissent les résidus de cultures après moisson avaient davantage d’adventices que ceux qui laissent la parcelle en l’état. Sa conclusion : « le fait de toucher le sol provoque des leviers pour le développement des adventices ».

Agriculture connectée
SEPAC accompagne les agriculteurs dans le développement numérique. Un bon outil informatique crée de la valeur sur l’exploitation et permet une meilleure anticipation à chaque campagne agricole.

Les données du logiciel Atland sont accessibles partout, tout le temps, sur tous supports (ordinateur, tablette, téléphone), et peuvent être saisies hors connexion. Il est même possible de retrouver les conseils délivrés par son technicien.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 22 juin 2018.

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