L'Avenir Agricole et Rural 18 juin 2020 à 10h00 | Par Jean-Luc MASSON

La Redyblack supplante la Stabiliser

Ne m'appelez plus Stabiliser... La Redyblack est née et l'association Bovinext a déposé un dossier de création d'un organisme de sélection. Décision du ministère de l'Agriculture attendue très prochainement.

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Le choix du nom s'est opéré sur les deux couleurs de robe de la race, le rouge et le noir. Le Red et le Black donnent Redyblack.
Le choix du nom s'est opéré sur les deux couleurs de robe de la race, le rouge et le noir. Le Red et le Black donnent Redyblack. - © AAR

La vie n'est pas un long fleuve tranquille pour l'association Bovinext. Portée sur les fonts baptismaux à l'été 2017 par l'APAL, la Chambre régionale d'agriculture et Elitest, elle avait contractualisé avec la Stabiliser Cattle Company, l'exclusivité du développement et de la commercialisation de la race Stabiliser en France.

Monte publique interdite
Dès lors, la structure se fixait comme objectifs d'expérimenter la race dans les conditions d'élevage françaises et son aptitude à répondre aux besoins de la filière. Le développement et la diffusion lui revenaient également. De même que la gestion du schéma de sélection et la tenue du livre généalogique.

Mais il fallait en passer par l'étape de la reconnaissance de cette race en France sous le code 28. Une perspective qui s'est refermée définitivement à l'automne dernier quand le ministère de l'Agriculture a signifié une fin de non-recevoir pour cette race, dont l'instance de sélection est britannique. Décision motivée par le nouveau règlement zootechnique européen (RZUE). « Dès lors, nous n'avions plus la possibilité de pratiquer la monte publique que ce soit par l'insémination artificielle, ou la transplantation embryonnaire » indique Laurent Rouyer, le président de Bovinext.

Troupeau souche
« Nous espérons l'autorisation administrative du schéma de sélection et de l'Os courant juin » poursuit le président. Ce qui permettrait un redémarrage de l'activité dans les meilleurs délais. La période de création de race durera ensuite dix ans, c'est la loi. Un laps de temps nécessaire pour mener à bien toute l'expérimentation, trois générations pour parvenir à la race pure avec un effectif suffisant.
Le troupeau souche en France est composé actuellement de plus de 300 animaux, majoritairement des femelles. Il est déjà constitué à 82 % de croisement Simmental-Angus et sera encore renforcé dans cette direction. « Pour améliorer les qualités maternelles et bouchères, notamment le persillé » assure Laurent Rouyer. Exit donc les croisements Hereford et Gelbvieh, également parties prenantes de la Stabiliser.

Vous pourrez retrouver l'intégralité de cet article dans notre édition du 19 juin 2020.

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