L'Avenir Agricole et Rural 15 juillet 2016 à 08h00 | Par F.VW

La qualité, la condition d’accès aux marchés

En moyenne, chaque année 674 Mt de blé sont produites dans le monde, la France se classe d’ailleurs à la 5ème place. La grande majorité est autoconsommée par le pays producteur et, moins de 25 % de la production est échangé. Près de la moitié du blé produit en France est exporté, principalement hors de l’Union Européenne (62 %).

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Malgré la hausse régulière de la consommation mondiale, le niveau des stocks de blés s’accroît depuis 2012/2013. Les projections pour 2016/2017 esquissent encore des stocks records à 223 millions de tonnes.
Malgré la hausse régulière de la consommation mondiale, le niveau des stocks de blés s’accroît depuis 2012/2013. Les projections pour 2016/2017 esquissent encore des stocks records à 223 millions de tonnes. - © JC Gutner

Export : des cahiers des charges de plus en plus stricts

Avec un excédent commercial de 9.1 milliards d’euros en 2014, l’agriculture et l’agroalimentaire français sont des secteurs stratégiques de notre économie et permettent de réduire l’important déficit commercial français (-53.8 Mds en 2014). La filière céréalière réalise quant à elle un chiffre d’affaires de 54 milliards d’euros et emploie plus de 500 000 personnes.

Le blé français est utilisé de multiples façons dans le monde : pains français (baguette, viennoiserie), pains plats arabes, pains anglo-saxons ou encore nouilles chinoises ou «raviolis» «vapeur» d’Asie. Chaque méthode de panification requiert des exigences spécifiques (temps de chute, PS, protéine…). Ainsi, selon les coutumes, chaque pays dispose d’un cahier des charges différents (cf carte ci-dessous). De plus, la teneur en eau des grains récoltés est le premier facteur influençant leur conservation au cours du stockage. En effet, ce facteur conditionne le maintien ou la dégradation des qualités sanitaires (insectes, moisissures) et technologiques des denrées stockées. Ainsi, un taux d’humidité maximum de 13 est par exemple requis pour le marché Égyptien.

Aujourd’hui, la diversité de l’offre mondiale et l’augmentation régulière des stocks permet aux meuniers des pays importateurs de renforcer leurs exigences qualitatives. Le blé français perd du terrain sur certains marchés. Les nouveaux concurrents (Allemagne, et les pays de la Mer Noire...) étendent leur présence sur les marchés avec des blés plus riches en protéines.

A l’export, le moindre écart du taux de protéines engendre une décote par rapport aux autres origines. Les taux de réfactions peuvent atteindre 6 à 9 euros/t par point manquant. Avec pour répercussion un préjudice financier sur toute la filière céréalière.


Protéines : le défi français

La teneur en protéines du blé tendre est un critère déterminant pour conserver les débouchés commerciaux, tant intérieurs qu’à l’exportation. L’effritement constaté ces dernières années (voir graphique ci-dessus) de la teneur en protéines des blés tendres français est une menace importante. Ainsi, la filière a décidé d’agir en mettant en place en 2014 le «Plan Protéines Blé Tendre». Ce plan est porté par Intercéréales mais aussi par FranceAgriMer jusqu’en 2019.

«Retrouver une qualité suffisante pour accéder à tous les marchés : un enjeu collectif et individuel»

Le plan oblige tous les acheteurs et vendeurs de blé tendre à mentionner dans leurs contrats le taux de protéines des blés et ce quelle que soit sa destination (marché domestique ou exportation). Normalement, le taux est librement consenti entre les parties. La référence est fixée à 11,5 % et, à terme l’objectif est de faire converger la moyenne de la production française de blé tendre vers cette valeur. En aucun cas, il ne s’agit d’un taux qui deviendrait obligatoire.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 15 juillet 2016.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2469 | novembre 2017

Dernier numéro
N° 2469 | novembre 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui