L'Avenir Agricole et Rural 03 juin 2019 à 09h00 | Par Pour l’équipe des réseaux d’élevage ovins, Marine Rosselle (CA52) Gilles Saget (Institut de l’élevage)

La productivité numérique, facteur de réussite dans les élevages ovins du Grand Est

Malgré la sécheresse estivale, 2 018 est néanmoins une bonne année pour les systèmes herbagers de la région. Les systèmes bergerie ont, eux aussi, vu leur marge brute augmenter comparé à 2017, année décevante au niveau des prix de l’agneau sur le 1er semestre. Retour sur les résultats technico-économiques 2 018 des ateliers ovins viande du Grand Est.

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Des résultats fluctuants d’une année sur l’autre pour les systèmes bergerie
Des résultats fluctuants d’une année sur l’autre pour les systèmes bergerie - © S. LEITENBERGER

Des systèmes herbe sur des exploitations de taille plus réduite

L’échantillon représente 150 ateliers ovins de la région dont 84 systèmes bergerie, 40 systèmes mixtes (herbe et bergerie) et 26 systèmes herbe. Ces derniers ont une SAU de presque 100 ha avec une part d’herbe importante, la taille de la troupe est en moyenne de 424 brebis. Les systèmes mixtes sont les ateliers les plus importants de l’échantillon avec 536 brebis en moyenne pour une SAU de 117 ha. Avec 422 brebis, les systèmes bergerie se trouvent sur des exploitations plus grandes, 176 ha en moyenne.

Une année marquée par la sécheresse

L’année 2018 a marqué les esprits autant par sa chaleur estivale que par son manque de précipitations. En effet, après une fin d’hiver et un printemps humides qui ont engendré une explosion de la pousse de l’herbe, celle-ci n’a pu être fauchée que tardivement impactant la qualité des fourrages récoltés. S’en est suivie une forte sécheresse qui demanda un affourragement important des animaux dès fin juillet. Les précipitations quasi-inexistantes pendant 4 mois, ont empêché de faire des 2èmes coupes et l’affourragement s’est poursuivi jusqu’à la rentrée des animaux pour beaucoup d’éleveurs, diminuant ainsi, de façon importante, le stock fourrager hivernal.

Une année marquée par la sécheresse

L’année 2018 a marqué les esprits autant par sa chaleur estivale que par son manque de précipitations. En effet, après une fin d’hiver et un printemps humides qui ont engendré une explosion de la pousse de l’herbe, celle-ci n’a pu être fauchée que tardivement impactant la qualité des fourrages récoltés. S’en est suivie une forte sécheresse qui demanda un affourragement important des animaux dès fin juillet. Les précipitations quasi-inexistantes pendant 4 mois, ont empêché de faire des 2èmes coupes et l’affourragement s’est poursuivi jusqu’à la rentrée des animaux pour beaucoup d’éleveurs, diminuant ainsi, de façon importante, le stock fourrager hivernal.

Une productivité numérique stable

La productivité numérique reflète le nombre d’agneaux 0produit par brebis. Elle résulte de la fertilité, de la prolificité ainsi que de la mortalité agneaux. Pour les 84 ateliers bergerie, la productivité numérique atteint 122 % en 2018. Elle est stable depuis 3 ans alors que les facteurs qui la composent varient. En effet, le taux de mise-bas se dégrade passant de 91 % en 2016 à 87 % en 2018. Aussi, le taux de mortalité augmente et dépasse les 15 %, mais la prolificité s’améliore rééquilibrant ainsi le nombre d’agneaux produit par brebis.

Pour les systèmes mixtes et les systèmes herbe, la productivité s’est bien améliorée en 3 ans grâce notamment à une forte augmentation de la prolificité (jusqu’à + 11 points). Attention, on constate aussi une baisse importante de la fertilité dans ces systèmes.

Cette baisse de fertilité engendre la présence d’animaux improductifs et donc des charges supplémentaires pour l’entretien de ces animaux. Il est important de réaliser des lots de repasses pour les femelles vides afin de maximiser le nombre de mises bas.


Une marge stable pour les systèmes herbe
Ces 3 dernières années, le prix de l’agneau d’herbe est stable à 6,10/kgc en moyenne, avec un poids de carcasse en baisse à 19,5 kgc, les agneaux d’herbe partent à 119 €. En lien avec une productivité numérique et pondérale qui augmente, le produit par brebis s’améliore de 2,50. Cependant, la production de ces agneaux d’herbe demande davantage de concentrés, la hausse est de +10 % de concentré par brebis, passant de 128 kg en 2016 à 141 kg en 2018. Les charges alimentaires par brebis prennent 2 € atteignant 36 €/brebis. Au final, la marge brute hors prime par brebis est de 70 €, elle est stable sur les 3 dernières années.

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