L'Avenir Agricole et Rural 02 novembre 2017 à 08h00 | Par Laurence Sagot

La génétique pour améliorer le revenu

De nombreux critères liés à la production de la brebis mais aussi à la performance et à la qualité des agneaux se transmettent par la génétique.

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Utiliser le meilleur de la génétique de chaque race pour produire davantage d’agneau.
Utiliser le meilleur de la génétique de chaque race pour produire davantage d’agneau. - © L.S.

C’est le cas par exemple du taux de prolificité de la brebis et de sa valeur laitière mais aussi de tous les critères qui jouent sur le prix de l’agneau : son état d’engraissement, sa conformation, les quantités de concentré qu’il va consommer….

Une étude réalisée sur 52 élevages par la CAVEB, une organisation de producteurs des Deux Sèvres, a mis en évidence l’intérêt d’utiliser le meilleur de la génétique, en achetant des béliers qualifiés (inscrits) en organismes de sélection ou bien en utilisant l’insémination animale (IA). Les performances techniques et économiques de trois profils d’exploitation ont été comparées : celles qui ont recours à l’IA et à l’achat de béliers qualifiés, celles qui utilisent uniquement des béliers qualifiés pour améliorer leur troupeau et enfin, celles qui n’utilisent aucune de ces possibilités.

0,5 agneau produit en plus par brebis et par an

Les écarts sur le nombre d’agneaux produits par brebis sur une année sont importants avec un taux de productivité numérique de 142 % pour les élevages les plus utilisateurs de génétique et de 92 % pour ceux qui n’investissent pas dans ce domaine. De même, plus de 10 kg de carcasse d’agneaux vendus par brebis séparent ces deux modes d’approvisionnement des béliers. Au final, la productivité économique (productivité numérique X prix de vente d’un agneau) s’établit à 172 Ä par brebis lorsque les éleveurs ont recours à la fois aux béliers qualifiés et à l’IA contre 110 Ä pour ceux dont le troupeau ne bénéficie d’aucune des deux. Le résultat est intermédiaire pour les éleveurs qui utilisent soit l’IA, soit des béliers qualifiés avec 166 Ä par brebis. De nouvelles études devraient être réalisées en 2018.

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