L'Avenir Agricole et Rural 25 février 2016 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

La gale «s’achète»

On la croyait maîtrisée mais il n’en est rien : la gale est de plus en plus présente en élevages.

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La gale entraînerait une diminution de 17 à 28 % de la marge brute par brebis.
La gale entraînerait une diminution de 17 à 28 % de la marge brute par brebis. - © M.R.

La gale

Cette maladie très contagieuse peut se propager rapidement au sein d’un troupeau, soit directement d’un animal à l’autre soit par l’intermédiaire de matériel (auges, abreuvoirs ou barrières contre lesquels les animaux se sont grattés, tondeuses….). Une des particularités de la gale ovine est l’existence d’animaux porteurs sains. Ces animaux ne présentent aucun signe de gale mais hébergent pourtant le parasite. Les porteurs sains représentent un véritable danger, car ils ne paraissent pas malades. Mais s’ils sont introduits dans un élevage, ils peuvent contaminer tout le troupeau. L’achat de porteurs sains représente 90 % des facteurs de contamination d’un cheptel par la gale ovine. Il convient donc d’être très vigilant lors d’introduction d’animaux ! La mise en quarantaine est actuellement la seule solution pour que l’animal ait le temps de développer la maladie.

Privilégier la baignade

La gale se traduit par des démangeaisons intenses : les animaux sont nerveux et agités. Les lésions débutent généralement sur le dos, le garrot, puis gagnent les flancs et les côtés de la poitrine.

La baignade est le traitement privilégié de la gale ovine car cette technique permet de saturer en produit acaricide l’ensemble du corps de manière uniforme. Tous les animaux sans exception doivent être traités. L’éradication du parasite nécessite 2 bains à 15 jours d’intervalle. Des antiparasitaires injectables sont également disponibles pour traiter la gale mais leur utilisation est plutôt destinée au traitement préventif.

Pour éliminer la gale d’un troupeau, le traitement des animaux doit être associé à un traitement des bâtiments et du matériel (avec un produit acaricide) suivi d’un vide sanitaire de 3 semaines minimum. Pour en savoir plus, demandez conseil à votre vétérinaire.

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