L'Avenir Agricole et Rural 18 juin 2020 à 10h00 | Par F. CRESSOT

La double peine pour les éleveurs laitiers

Lors que le recul de la collecte laitière continue de s’accentuer, la FDPL constate une baisse des prix et demande une juste rémunération pour les producteurs.

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Florent Cressot, Président de la FDPL 52
Florent Cressot, Président de la FDPL 52 - © TM

Les producteurs attendent le juste retour de valeur !

Les dernières semaines ont été compliquées pour tout le monde. Les « travailleurs de première ligne » ont été mis en avant, applaudit et enfin reconnu par une société si exigeante mais négligente avec autrui.

Que ce soient les infirmières, les salariés des industries agroalimentaires, les agriculteurs,… ils ont tous répondu présents pour accompagner les Français en leur offrant comme d’habitude le meilleur service et une alimentation saine. Et oui, pas de manque en France. Il faut arriver à une catastrophe pour enfin reconnaitre CEUX qui font la France.
Dans son discours du 14 juin, Emmanuel MACRON le dit : « il nous faut créer de nouveaux emplois en investissant dans notre indépendance technologique, numérique, industrielle et agricole par la recherche, la consolidation ». Pour la filière laitière, la main d’œuvre manque déjà cruellement que ce soit dans les fermes ou bien dans les fromageries. Redorons déjà la fierté d’exercer ces métiers pour conforter l’existant et motivons les futures vocations avec des prix du lait décents.

Montrer une filière laitière unit le 14 janvier 2020 lors de la présentation du Plan de filière « France Terre de Lait » pour voir moins de 3 mois plus tard le naturel de nos industriels privés et coopératives revenir au galop. Mais où est la loi Egalim avec le retour et le partage de valeur ? Le travail entamé depuis 2 ans sur la revalorisation du marché intérieur avec des perceptives positives sur 2020 s’écroule en un trimestre.
Les producteurs ont répondu présent quand le CNIEL leur demande de réduire la production pour ne pas engorger les usines lors du pic de lait printanier mais en retour, ils ont la double peine avec une baisse du prix.
Déjà 6 mois de passés pour 2020, mais rien n’est encore joué. Il faut que nous soyons encore plus solidaires pour le deuxième semestre, les EGA doivent rester la base de nos négociations. Les coûts de production doivent être intégrés à toutes les formules de prix. Il est inconcevable que seul le producteur soit impacté par la crise sanitaire.
Les industriels et distributeurs doivent tenir leurs engagements du plan de filière. Nous y veillerons !

Vous pourrez retrouver l'intégralité de cet article dans notre édition du 19 juin 2020

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