L'Avenir Agricole et Rural 15 juillet 2016 à 08h00 | Par JLB

La DDT à l’écoute des agriculteurs

Sur invitation de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, l’Administration s’est déplacée dans le Der le 12 juillet pour constater l’état des cultures et mesurer la gravité ainsi que l’ampleur de la crise agricole.

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De gauche à droite : Patrick Checchi (aides directes), François Klein (2ème pilier), Adrien Matrion (JA), Jean-Pierre Graule DDT, Carine Guyot-Sauer, Bruno Jaquet, SCEA.
De gauche à droite : Patrick Checchi (aides directes), François Klein (2ème pilier), Adrien Matrion (JA), Jean-Pierre Graule DDT, Carine Guyot-Sauer, Bruno Jaquet, SCEA. - © JLB

Des écarts de végétation deux mois sur les maïs

Bruno JAQUET, Président du syndicat cantonal de la FDSEA et Adrien MATRION, Responsable local des JA ont organisé une visite mettant en évidence les calamités 2016 avant de conduire la délégation sur l’exploitation de la famille COIGNART à Longeville sur la Laines.

Avec le retour du beau temps des parcelles ont pu être semées, voire ressemées, en maïs mais le temps de végétation sera beaucoup trop court pour espérer une récolte satisfaisante. Le contraste est très spectaculaire entre les surfaces drainées et les autres.

Les fourrages, comme ailleurs sur le département, viennent seulement d’être récoltés avec une quantité certes abondante mais d’une qualité médiocre qui impliquera probablement des surcoûts de concentrés. Quelques prairies  sont encore en attente de fauchage car elles n’étaient toujours pas accessibles.

L’incertitude de la récolte sur le maïs succède à une année 2015 qui était déjà peu favorable en raison de la sécheresse. Les éleveurs ont aussi dû rentrer leurs animaux pendant plusieurs semaines pour éviter les dégradations des pâtures, ce qui a engendré une diminution du stock de fourrage qui était déjà peu abondant. Les éleveurs sont donc à la fois inquiets sur les quantités et sur la qualité du fourrage dont ils pourront disposer jusqu’à la prochaine campagne.

Le mois de juillet étant déterminant pour la végétation du maïs, il faudra faire le point dans quelques semaines.


Déjà régler les calamités 2015

La procédure «calamités agricoles» n’est pas encore à l’ordre du jour pour 2016 mais la Profession agricole commence à allumer les signaux d’alerte. Il est en effet difficile d’engager une telle démarche sur la seule perte de qualité du fourrage, de plus les maïs sont assurables et ne sont donc pas éligibles.

En 2015 la problématique était différente avec une diminution de tonnage sensible sur les surfaces en herbe. Plus de 620 dossiers ont été déposés au titre des calamités. La procédure est close depuis le 28 juin mais la DDT s’est engagée à réexaminer l’éligibilité de chaque demande dans le courant de la deuxième quinzaine d’août.

Conjonction de problèmes

Les difficultés «ça vole en escadrille» déclare Sébastien RIOTTOT qui a déroulé les problèmes rencontrés dans les principales productions. Les céréales qui ont permis l’an dernier de compenser en partie la baisse du chiffre d’affaires de la production animale dans les exploitations de polyculture-élevage, vont cette année au contraire tirer les comptes vers le bas. «Nous allons vers de grandes difficultés» déclare Christophe FISCHER, Président de la Chambre d’Agriculture qui constate un afflux d’inscriptions dans la cellule REAGIR.

L’exploitation de la famille COIGNART symbolise cette détérioration avec une perte de chiffre d’affaires sur la production laitière de l’ordre de 70 000 Euros auxquels s’ajouteront probablement 20 à 30 000 Euros en production végétale avec des charges qui risquent d’être supérieures en raison des traitements phytosanitaires complémentaires liés à la forte pression des maladies.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 15 juillet 2016.

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