L'Avenir Agricole et Rural 16 janvier 2020 à 10h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

La Chambre d’agriculture dévoile son projet stratégique

Les élus veulent continuer de soutenir l’agriculture dans ses transitions. C’est ce qu’il ont expliqué en présentant la feuille de route 2025 autour de la création de valeur, de l’accompagnement et du dialogue.

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Bertrand Chevalier (à droite) est le nouveau directeur de la Chambre d’Agriculture de Haute-Marne.
Bertrand Chevalier (à droite) est le nouveau directeur de la Chambre d’Agriculture de Haute-Marne. - © TM

Suite au départ de Stéphane CHARRIER, c’est Bertrand CHEVALIER qui assure la direction à la Chambre d’Agriculture de Haute-Marne depuis le 1er octobre 2019. Directeur de la Chambre de l’Aube depuis 2004, il travaillait depuis 3 ans avec Stéphane CHARRIER à la mutualisation de certains services des deux Chambres. Bertrand CHEVALIER a également une fonction déléguée au Réseau des Chambres d’agriculture du Grand Est puisqu’il a en charge le dossier méthanisation.

Une conjoncture compliquée

Marc Poulot, le président de la Chambre d’agriculture de Haute-Marne fait remarquer que « la loi Egalim n’apporte pas les fruits attendus, nous devons rallonger les circuits courts et raccourcir les filières longues pour maintenir la valeur ajoutée sur nos territoires ».

Une étude pour aider les élevages

L’étude « Oser en Barrois » réalisée par les CA 10-52 et Cerfrance CNEIDF explique que les écarts se creusent entre les exploitations les plus performantes et les moins performantes. Depuis septembre, des rendez-vous sont pris avec des agriculteurs du Barrois pour identifier des points d’amélioration de l’exploitation et déboucher sur un accompagnement (formation, conseil…). Le dispositif se déploie de façon hétérogène sur le territoire, mais les retours des agriculteurs sont bons.

Les aléas sont devenus la règle et les systèmes doivent s’adapter : plus aucune production n’est à l’abri des remises en question. C’est dans ce contexte qu’une étude similaire à « Oser en Barrois » sera engagée sur la polyculture-élevage. Nommé « Oser en polyculture-élevage », ce projet sera conduit avec la Chambre d’agriculture de l’Aube et en partenariat avec la coopérative Alysé et Cerfrance CNEIDF. L’étude analysera les exploitations ayant les meilleurs résultats et les marges de progrès pour les exploitations les plus en difficultés. Elle sera attentive à l’organisation du travail et l’étude de la main d’oeuvre. Les résultats permettront de réaliser un travail d’accompagnement plus spécifique pour les exploitations en difficulté.

L’appui de larégion Grand Est

Le réseau des Chambres d’agriculture en Grand Est représente 850 collaborateurs, 10 établissements, 135 membres de bureau, une centaine de cadres, une trentaine d’antennes réparties sur l’ensemble du territoire.

Pour Bertrand CHEVALIER, « ce réseau doit mieux s’organiser pour être plus fluide et plus réactif. Les agriculteurs ont des besoins de plus en plus précis et la Haute-Marne et l’Aube n’ont pas forcément les expertises adéquates, mais elles existent peut-être dans une Chambre voisine ».

Les Présidents des Chambres ne souhaitent pas une fusion, mais veulent garder de la proximité auprès des collectivités, des partenaires et des agriculteurs.

Vous pourrez retrouver l'intégralité de cet article dans notre édition du 17 janvier 2020.

Le mot du Présient

« La session d’automne de notre Chambre d’agriculture se situe dans un contexte particulièrement contrasté et impacté par la situation hydrique de cette année 2019. Ces changements et ces excès climatiques ont à nouveau touché de nombreuses régions, territoires, communes et exploitations. Les impacts et donc les résultats économiques sont très hétérogènes selon les régions naturelles et les productions. La réunion conjoncture Cerfrance-Chambre d’agriculture du 25 septembre a mis en lumière les difficultés cumulées à des évolutions défavorables des marchés sur le colza notamment, mais aussi des productions animales, des stocks fourragers et des cultures de printemps. Ces difficultés s’additionnent depuis plusieurs années, des menaces pèsent et de nouvelles cessations d’exploitations sont à craindre. Elle provoque chez nos ressortissants des anxiétés, des remises en cause et parfois des cris de désespérance. Nous entendons particulièrement ces souffrances. Cumulé à l’agribashing qui agresse véritablement notre profession, le ras-le-bol monte.

Les initiatives syndicales FDSEA/JA de ces dernières semaines et le mouvement du 27 novembre est bien représentatif du mal-être des paysans vis-à-vis d’un pays, mais aussi d’une société dont on fait dire par la voix des minorités, qu’une France n’aurait plus besoin de son agriculture et de ses agriculteurs, et que nous serions la cause de beaucoup de dysfonctionnements et de nuisances. Si les Etats Généraux de l’Agriculture ont recréé de la confiance, les très faibles résultats de la loi Egalim et les postures sur le glyphosate instaurent un malaise social grandissant en agriculture. Et de faibles performances entrainent un résultat d’exploitation faible, nul, voire négatif.

Le syndicalisme agricole a exprimé ses revendications à l’Etat. Les discussions ont porté sur les dispositifs non adaptés des calamités, sur la capacité des OPA à accompagner ces crises, et l’accompagnement du plus grand nombre. Elles ont porté sur la perte de compétitivité et la pression environnementale insoutenable économiquement. Pour être dans l’exigence de l’anticipation et de l’adaptation, nous déployons sur près de 1000 exploitations du Barrois, les préconisations et les outils du diagnostic Oser en Barrois. C’est dans ce même contexte que nous lançons « Oser en polyculture-élevage ». Ces projets doivent redonner du sens sur les enjeux, des perspectives par la référence et le transfert des bonnes pratiques.

Vous pourrez retrouver la suite de cet encadré dans notre édition du 17 janvier 2020.

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