L'Avenir Agricole et Rural 17 septembre 2020 à 10h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

L’énergie de Chaumont toujours plus verte

Mise en service en 2018, la centrale éolienne du Pays Chaumontais a enfin été inaugurée. Sa puissance couvre la moitié de la consommation totale annuelle des habitants de Chaumont.

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Chaque éolienne a une puissance de 2,4 MW.
Chaque éolienne a une puissance de 2,4 MW. - © TM

La région Grand Est veut couvrir 41 % de sa consommation d’énergie par la production d’énergies renouvelables. Un peu partout des projets voient le jour, comme la centrale éolienne du Pays Chaumontais, constituée de 6 éoliennes implantées à Sarcicourt (commune de Jonchery). L’inauguration a eu lieu le 10 septembre en compagnie des élus locaux et de l’entreprise Neoen, responsable du projet. L’occasion de visiter l’intérieur d’une des éoliennes.
« Ce que nous faisons a beaucoup de sens car aujourd’hui nous avons des enjeux dans notre mode de vie, dans notre façon de produire et de consommer de l’énergie au quotidien. Avec ce projet nous produisons une énergie décarbonée, propre et locale » déclare Paul-François Croisille, directeur général adjoint de Neoen.

Et les agriculteurs ?

Les exploitants ayant une éolienne sur leurs terres touchent une rémunération fixe. « On a toujours de bonnes relations avec les agriculteurs, mais plusieurs choses peuvent faire peur. Les agriculteurs se demandent si ça va perturber leur façon d’exploiter leur parcelle. Mais l’éolienne est implantée avec l’agriculteur. On échange ensemble pour savoir comment on oriente la plateforme de l’éolienne, pour éviter de créer des chemins dans les parcelles» explique Louis Montagne qui précise que la plupart des parcs éoliens n’a pas d’impact sur les animaux. Autre point important, le démantèlement de l’éolienne (y compris la totalité des fondations) est intégralement pris en charge.

Un site favorable

« Situé à 370 m de haut, le plateau de la côte d’Alun a une bonne exposition au vent et le site à l’avantage d’être isolé des habitations » explique Louis Montagne, responsable développement éolien et stockage pour Neoen. Une fois le site choisi, trois études d’impact sont réalisées afin de définir précisément leurs lieux d’implantation. Tout d’abord l’impact acoustique, la réglementation impose une distance minimum de 500 m entre les éoliennes et les habitations. La centrale du Pays Chaumontais se situe à plus d’un kilomètre des premières maisons. Ensuite, l’impact paysager est vérifié. « On fait des photomontages depuis les points avoisinants sachant que les gros enjeux étaient Colombey les Deux Eglises, mais aussi Chaumont avec les remparts et le viaduc. Une étude paysagère est faite pour avoir le parc le plus harmonieux possible » précise Louis Montagne. Dernière étude, l’impact écologique : des experts naturalistes viennent sur le site pendant un an pour observer le comportement de la faune locale.

Vous pourrez retrouver l'intégralité de cet article dans notre édition du 18 Septembre 2020.

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