L'Avenir Agricole et Rural 12 mars 2015 à 08h00 | Par D. Daillet

L’assainissement paratuberculose en Haute Marne. Des alertes conséquentes, un plan efficace

Cette infection chronique, d’impact économique élevé dans les élevages atteints demande une action soutenue pour réussir l’assainissement de son troupeau.

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Tout bovin introduit âgé d’au moins 18 mois fera l’objet de contrôle par sérologie et PCR
Tout bovin introduit âgé d’au moins 18 mois fera l’objet de contrôle par sérologie et PCR - © Lætitia Brémont

Une maladie d’impact économique élevé, insidieuse, avec une maîtrise difficile

La paratuberculose s’avère être une maladie avec un impact sanitaire et économique conséquent et grandissant. Les caractères insidieux et inguérissable de cette maladie demandent une mise en place rapide d’un plan d’assainissement dès son diagnostic dans un élevage et des précautions à l’introduction pour s’en prémunir.

L’impact économique de cette maladie, tant du fait du caractère inguérissable entraînant une non-valeur économique voire une perte totale des bovins confrontés, que par rapport au coût des analyses, implique une organisation de la gestion. La paratuberculose se caractérise par trois éléments majeurs qui vont conditionner son approche :

1. Un long développement au niveau de l’animal. Le germe se développe très lentement chez le bovin, la contamination a lieu le plus souvent dans les premiers mois de vie et les premiers symptômes apparaissent, en cheptel allaitant et laitier, entre 2 à 4 ans dans 50 % des cas, beaucoup plus tard, jusqu’à l’âge de 6 à 7 ans et plus pour les 50 autres %, après une période d’excrétion, donc de contamination du milieu plus ou moins longue.

2. Un germe très résistant dans le milieu extérieur, tout particulièrement en milieu acide.

3. Des analyses disponibles pour détecter les bovins atteints imparfaites puisque la détection des infectés ne peut intervenir que 2 ans minimum après l’infection lorsqu’ils sont en phase d’excrétion (PCR) ou à un stade d’infection avancé (ELISA). Cependant, ces analyses permettent de détecter les animaux infectés avant qu’ils ne présentent des symptômes (premier apport d’un plan d’assainissement) et d’apporter des garanties de cheptel par leur répétition au niveau d’un troupeau.

Un diagnostic à effectuer dès la moindre alerte avec la mise en place rapide d’un plan d’assainissement en cas de résultat positif

Étant donné les caractéristiques de cette maladie, en l’absence d’actions dans l’élevage, son développement est inéluctable avec un impact grandissant au cours des années ainsi qu’un allongement de la durée du plan d’assainissement. Cela implique qu’une approche rationnelle de la paratuberculose dans son troupeau nécessite :

1. Une action sur tout bovin présentant une diarrhée chronique. L’animal est isolé (un bovin en phase clinique de paratuberculose excrète des milliards de bactéries par jour) et fait l’objet sans délai d’un prélèvement de sang (pour analyse ELISA) et de bouse (pour PCR et coprologie, en particulier par rapport au paramphistome qui donne des signes cliniques comparables à la paratuberculose).

2. La réalisation d’un état des lieux en cas de résultat positif. A la prophylaxie suivante, une sérologie sera effectuée sur l’ensemble des bovins de plus de 24 mois. Cela permet de quantifier l’importance de l’atteinte paratuberculose de l’élevage.

3. La mise en place d’un plan d’assainissement. En fonction des caractéristiques de l’élevage, de son historique clinique, des résultats de l’état des lieux, un plan d’assainissement est défini et demande à être mis en place sans délai pour avoir le meilleur retour sur investissement. Il est constitué de deux grands types de mesures.

En cas de bovin présentant une diarrhée chronique, un diagnostic clinique et analytique est nécessaire avec l’isolement du bovin malade (un bovin malade excrète des milliards de bactéries par jour), il sera réalisé un prélèvement de sang en vue d’une recherche EUSA et de fèces pour une recherche PCR en partuberculose.


Vous pourrez consulter la suite de cet article dans notre édition du 13 mars 2015.

 

Comprendre la Paratuberculose pour mieux la gérer

Pour en savoir plus sur cette pathologie qui touche de nombreux élevages en Haute Marne.

je vous invite à venir à l’Assemblée Générale du GDS

qui aura lieu le vendredi 20 mars 2015

A la Maison de l’Agriculture - Salle 104/106 dès 10 heures

Des témoignages d’éleveurs et un expert de cette maladie seront à votre disposition pour dialoguer sur cette pathologie.

Il est encore temps de vous inscrire.

Pour une bonne organisation de la journée et pour vous inscrire au repas, contactez votre GDS au 03 25 35 03 83

Pour les non adhérents au GDS le repas sera facturé.

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