L'Avenir Agricole et Rural 17 juillet 2015 à 08h00 | Par T.Morillon

L’année de tous les écarts

La vague de chaleur de mi-juin reste le fait marquant de l’année, provoquant un avancement de la maturité de toutes les espèces hivernales. L’absence de pluie facilite la récolte et préserve les qualités, mais compromet les maïs et les tournesols. La SEPAC vous propose un état des lieux.

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Les rendements vont du simple au double.
Les rendements vont du simple au double. - © JLB

L’hétérogénéité reste le maître mot de cette année. Les écarts provoqués par la différence de pluviomètrie et de type de terre (argilo calcaire, terres hydromorphes et terres profondes...), nous font observer des rendements du simple au double. Les espèces ont subi une maturité forcée, où le processus  physiologique de maturation a été accéléré par la chaleur et le manque d’eau en fin de cycle. Les réceptions SEPAC tiennent compte de cette hétérogénéité en gérant les protéines en brasserie et en blé ainsi que les PS en moyenne, ce qui gomme l’impact type de sol sur les exploitations.

Les rendements en orge d’hiver vont de 4,5 t à 8.5 t/ha avec une humidité moyenne de 12 % pour un calibrage allant de 75 à 90 % et une teneur en protéine située entre 9.5 et 10.5 %. Etincel plébiscitée par la malterie, confirme son potentiel agronomique (rendement calibré, état sanitaire). Cependant quelques parcelles très superficielles et froides décrochent sévèrement sur le plateau de Langres. D’une manière générale, la chaleur n’a pas impacté le potentiel de cette espèce

Colzas : déception dans la moyenne décennale

Actuellement, on est en pleine récolte des colzas, ces derniers sont difficiles à mûrir et à battre. La maturité est atteinte en argilo calcaire mais limite en terres plus profondes. Le rendement est compris entre 2,2 t et 3,7 t/ha, avec un taux d’humidité inférieur à 7 %. Les rendements moyens s’expliquent par une floraison écourtée par les pluies, un PMG altéré la veille de la moisson et un impact insectes grandissant (charançon du bourgeon terminal et de la tige). La faible humidité est compensée financièrement par le barème humidité + impureté (h + i) appliqué sur les colzas dans les silos. «La patience des agriculteurs pour récolter et le bénéfice des hybrides apportés sur la résistance à l’égrenage génère des écarts de 3 à 5 qx/ha encore plus significatif qu’une année normale» souligne Jean-François Ferrand, responsable collecte Sepac. Les parcelles de colzas en légumineuses associées donnent de bons échos (quand le désherbage a été maîtrisé) pour un gain de rendement de 2 à 3 qx/ha.

La suite de cet article dans notre édition du 17 juillet 2015.

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