L'Avenir Agricole et Rural 01 octobre 2020 à 09h00 | Par TM

L’année de tous les écarts

Cerfrance CNEIDF et la Chambre d’agriculture de Haute-Marne ont présenté les résultats de leur traditionnelle enquête annuelle suite à la dernière récolte, permettant de faire un point sur la conjoncture haut-marnaise.

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Les écarts se creusent : les écarts de rendement, mais aussi les écarts de revenus.
Les écarts se creusent : les écarts de rendement, mais aussi les écarts de revenus. - © TM

La réunion conjoncture était organisée en visioconférence le 24 septembre. Pour Pascal Simons, président départemental Haute-Marne pour Cerfrance CNEIDF, « c’est l’année de tous les écarts. Des secteurs s’en sortent plutôt bien et d’autres ont des rendements catastrophiques ; que l’on soit en terres profondes ou superficielles, et au sein d’une même exploitation. Nous avons eu 3 sécheresses de suite, les trésoreries de beaucoup d’exploitations sont exsangues. 2020 risque d’être l’année de trop ».

Tous systèmes confondus, le Bassigny est la zone ayant les « meilleurs » résultats à 168 €/ha, alors qu’ils sont divisés par deux par rapport à 2019 dans le reste du département. La moyenne pour la Haute-Marne s’établit à 81 €/ha.

Le blé tire son épingle du jeu

Toutes les productions ont été impactées par la campagne particulièrement sèche et chaude. Le blé est la seule culture dont les rendements dépassent la moyenne 6 ans (sauf en zone Montagne). « Plus les terres sont profondes, plus le rendement des blés est au rendez-vous, c’est donc le Bassigny s’en sort le mieux avec +6 qx/ha par rapport à la moyenne pluriannuelle » explique Jean-Luc Follot, responsable du pôle Productions végétales à la Chambre d’agriculture.

La sécheresse laissait présager une catastrophe pour cette culture, mais les conditions de fin de cycle ont permis de sauver certaines situations en terres superficielles. La qualité est au rendez-vous avec des taux de protéines corrects.

L’élevage (encore) fragilisé

Avec les sécheresses à répétition, les stocks fourragers viennent à manquer. Malheureusement, en 2020 le printemps froid et sec a fait baisser de -20 à -60 % les rendements en herbe, mais les récoltes sont de qualité. En fin de printemps les conditions étaient favorables aux levées des maïs, mais ces derniers ont été impactés par les corbeaux et les sangliers.
L’été particulièrement chaud et sec a empêché l’herbe de repousser et a réduit la valeur alimentaire des maïs.

Influence du covid en lait et viande
Le confinement a stoppé la restauration hors foyer pendant un temps, obligeant à trouver d’autres débouchés. Les ventes de produits de premières nécessités comme le lait, le beurre, les yaourts ont augmenté, mais la demande en fromages AOP a diminué (dont le Langres et l’Epoisses). A ceci s’est rajoutée une hausse des stockages de poudre de lait et une incitation à la baisse de production laitière en avril pour éviter d’engorger le marché.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 02 Octobre 2020.

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