L'Avenir Agricole et Rural 01 avril 2021 a 09h00 | Par TM

L’agronomie, une priorité pour l’exploitation agricole

A l’occasion d’un webinaire organisé par l’Association Française d’Agronomie, Damien Thieblemont, agriculteur à Bouzancourt, a présenté la manière dont il a adapté son exploitation pour faire face à aux contraintes pédo-climatiques du Barrois.

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L’Association Française d’Agronomie, en partenariat avec Agreenium, organise régulièrement des webinaires où des agriculteurs présentent des innovations dans le cadre de l’agroécologie. Le 26 mars, le thème était « Nourrir les hommes, les animaux et produire de l’énergie en agriculture de conservation ». Damien Thiéblemont, agriculteur à Bouzancourt, et Antonio Pereira, conseiller Productions végétales à la Chambre d’agriculture de Haute-Marne, ont apporté leurs témoignages.

Les sols argilo-calcaires superficiels du Barrois limitent les rendements et le choix des cultures. Historiquement, les rotations se limitent à des successions de cultures d’hiver : colza/blé/orge. Les exploitations du Barrois doivent aussi faire face à l’évolution pluviométrique : il pleut davantage en hiver et de moins en moins en été.

Une adaptation par étapes
Damien s’est installé en 1999 sur l’exploitation familiale qui était alors en polyculture élevage laitier avec un atelier d’engraissement de taurillons. Son frère s’installe à son tour deux ans plus tard. A cette époque 80 % de la surface du GAEC de Savry est labourée. En 2010, commence les premières techniques culturales simplifiées avec l’acquisition d’un déchaumeur spécifique. Un an plus tard, le besoin d’un bâtiment supplémentaire pour stocker le fourrage se fait sentir. L’occasion d’y installer des panneaux solaires, ainsi que sur le toit d’un bâtiment déjà existant, pour une puissance totale de 208 Kw.

Suite à des essais réalisés depuis quelques années avec l’appui de la Chambre d’agriculture, la ferme passe au semis direct en 2015. L’exploitation intègre le GIEE Sol Union, animé par Antonio Pereira, qui regroupe 16 exploitations voulant mettre en oeuvre l’agriculture de conservation. Le GAEC de Savry se rapproche également d’Arvalis et de l’Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable.

Maîtrise des charges
Damien Thieblemont a oeuvré pour réduire ses charges de mécanisation, en utilisant une partie de son matériel en Cuma et en modifiant l’existant plutôt que d’investir dans un semoir de semis direct. Aujourd’hui les charges de mécanisation du GAEC de Savry sont à peine à 250 €/ha. Cette maitrise des charges est cruciale pour les exploitations du Barrois pour qu’elles puissent perdurer demain et continuer à dégager une certaine rentabilité.

L’agriculture de conservation permet de réduire drastiquement les produits phytos, l’association de plantes compagnes et le semis direct diminuant sensiblement la pression des adventices. Malgré des problèmes de vulpins qui l’oblige à utiliser des intrants, le blé a un IFT herbicide de 2,3 et un IFT hors herbicide de seulement 0,8. « Ce qui permet de limiter le salissement, ce n’est pas forcément le recours à des produits chimiques, c’est la succession de culture, le mode d’exploitation.

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