L'Avenir Agricole et Rural 05 septembre 2019 à 09h00 | Par T. Morillon

L’agriculture est importante pour notre territoire

Les élus du monde agricole ont profité de leur discours pour faire leur rentrée syndicale. Ils ont évoqué les sujets qui préoccupent la profession comme la sécheresse, le CETA et l’agribashing.

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Les représentants des syndicats agricoles, les différents élus présents et Madame la Préfète ont fait un point sur l’actualité agricole.
Les représentants des syndicats agricoles, les différents élus présents et Madame la Préfète ont fait un point sur l’actualité agricole. - © T MORILLON

La sécheresse, une difficulté supplémentaire

Lors de l’inauguration de la fête de l’agriculture à Germisay, le président de la fête Willy Lemoine a remercié toutes les OPA présentes, ainsi que tous les partenaires qui ont permis d’organiser cette manifestation qui « rassemble le plus grand nombre d’acteurs du monde agricole et qui représente tout ce qui est en lien avec notre métier ». Il a aussi rappelé que « le monde agricole était la cible de toutes les accusations » et que « le gouvernement nous soutient peu alors que l’agriculture française est l’une des plus perfectionnée au monde ».

Anthony Barbier, président JA de Haute-Marne, constate un contexte morose. « Nous sommes des acteurs du dynamisme rural, mais nous faisons face à de nombreuses attaques de toutes parts. Pour les médias et certaines associations, l’agriculture est la cause de tous les maux. De plus notre profession prend deux sécheresses consécutives. Certaines exploitations ont même dû revendre du bétail car les éleveurs ne pouvaient plus nourrir les animaux. Regardez autour de vous cela devrait être vert, mais c’est un paysage lunaire que nous voyons ». Le président a également évoqué le sujet des ZNT (Zones Non Traitées) dont les consultations reprendront en octobre. « Qui va renchérir ? Surtout pas nous ! La profession agricole sera présente sur ce sujet lors des négociations ».

Plus qu’un métier, une passion

Le président de la Chambre d’agriculture Marc Poulot a rappelé l’engagement territorial de tous les acteurs du monde rural et la mobilisation de la Chambre d’agriculture qui accompagne tous les agriculteurs.

Pour Nicolas Lacroix, président du Conseil Départemental, « il en faut du courage pour organiser une fête dans cette conjoncture ». Il a rappelé le soutien du Département au monde agricole via le GDS, (malgré la loi Notre qui donne la compétence à la Région), ainsi que l’accompagnement réalisé lors du salon de l’agriculture « d’ailleurs nous souhaitons renforcer le partenariat au salon avec les éleveurs ». Enfin, il a annoncé que les dix présidents des départements du Grand Est allaient se rencontrer avec le Préfet de Région pour parler de l’agriculture régionale et trouver une solution face à la sécheresse.

Le concours de labour s’est déroulé dans des conditions particulièrement compliquées pour les charrues.
Le concours de labour s’est déroulé dans des conditions particulièrement compliquées pour les charrues. - © T M

Des conditions difficiles

Après la bénédiction des charrues en matinée par Luc, le diacre du village de Germay, les participants ont procédé aux dernières vérifications et ont commencé à labourer en début d’après-midi. On peut dire que les candidats ainsi que les 13 membres du jury ont fait connaissance avec le Barrois. Non seulement le terrain était en pente, mais la multitude de cailloux a donné du fil à retordre aux charrues. Il n’était pas rare de voir les vis de sécurité des charrues se casser, obligeant les participants à descendre du tracteur pour les changer.

Des conditions extrêmes qui ont obligé Bruno Heckenbenner, le président du jury originaire de Meurthe et Moselle, à opérer des changements, notamment en avançant l’horaire de la compétition. « Le jury et les participants ont œuvré toute la journée dans des conditions très difficiles, le site est très beau pour une manifestation, mais très mauvais pour faire du labour » déplore le juge. « d’habitude on impose une profondeur, mais pas aujourd’hui. J’ai demandé aux candidats d’essayer de labourer à 7 cm, mais j’ai dit que je ne vérifierai pas. J’ai également pris la décision d’allonger le temps de compétition, en passant de 2 h 10 à 2 h 30 pour éviter de casser les charrues ». Et des dégâts il y en a eu, les commissaires ont couru derrière les tracteurs. Lorsqu’il a annoncé les résultats du concours, Bruno Heckenbenner a souligné la persévérance d’un candidat en particulier. « Gaétan Koegler a eu beaucoup de boulons de sécurité de cassés sur sa charrue réversible, il a dû faire plusieurs réparations, mais malgré cela il n’a pas abandonné et a même réussi à finir dans les temps ». Plus généralement il a félicité l’ensemble des concurrents pour leur performance : « arriver à labourer droit aujourd’hui relève du miracle ».

Vous pourrez retrouver l'intégralité de cet article dans notre édition du 06 septembre 2019.

PALMARES

Labour à plat
1. Victor Brumpter, du Bas-Rhin, tracteur Massey-Ferguson, charrue Kverneland 2 socs. 207 points. Qualifié en finale nationale.
2 Arthur Olry, de Meurthe et Moselle, tracteur Claas, charrue Kverneland 2 socs. 177,50 points. Qualifié en finale nationale.
3. Jérémy Risse, de Moselle, tracteur John Deere, charrue Kverneland 2 socs. 168,25 points.
4. Vianney Simon, des Vosges, tracteur Deutz-Fahr, charrue Kverneland 2 socs. 137,25 points.
5. Martin Bodving, de la Meuse, tracteur John Deere, charrue Kverneland 3 socs. 126,50 points.
6. Gaëtan Koegler, du Haut-Rhin, tracteur Fendt, charrue Huard 2 socs. 112,25 points.
Meilleure ouverture : Victor Brumpter
Meilleure dérayure : Victor Brumpter

Labour en planches
1. Justin Duval, de Meurthe et Moselle, tracteur Fendt, charrue Kverneland 2 socs. 160,75 points. Qualifié en finale nationale.
2. Rémi Duval, de Moselle, tracteur John Deere, charrue Kverneland 2 socs. 154,75 points. Qualifié en finale nationale.
3. Thibault Pauchard, des Vosges, tracteur Claas, charrue Kverneland 2 socs. 149,50 points.
4. Josué Magisson, de la Meuse, tracteur Ford, charrue Kverneland 2 socs. 131 points.
5. Valentin Meyer, du Bas-Rhin, tracteur Fiat, charrue Kverneland 2 socs. 127,50 points.
6. Pierre Heymann, du Haut-Rhin, tracteur New Holland, charrue Kverneland 2 socs. 114,25 points.
7. Baptiste Laurent, de Haute-Marne, tracteur New Holland, charrue Kverneland 3 socs. 88 points.

Meilleure ouverture :
Rémi Duval
Meilleure dérayure :
Justin Duval

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