L'Avenir Agricole et Rural 28 novembre 2019 à 09h00 | Par Jean-Luc MASSON

L’agriculture actrice de la qualité de l’air

L’agriculture, la viticulture, la forêt, la ruralité, autant d’acteurs impliqués dans l’amélioration de la qualité de l’air dans un objectif environnemental. Illustrations et témoignages lors des assises «air, climat, énergie, santé» d’Atmo Grand Est.

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Laurent Rouyer (président Cda 54), Frédéric de Blay (professeur en allergologie, Hôpital civil de Strasbourg), Guy Staedelin (vice-président du Pays Thur-Doller) et Jean-Marc Guehl (directeur de recherches à l’Inra).
Laurent Rouyer (président Cda 54), Frédéric de Blay (professeur en allergologie, Hôpital civil de Strasbourg), Guy Staedelin (vice-président du Pays Thur-Doller) et Jean-Marc Guehl (directeur de recherches à l’Inra). - © J-L Masson

Modification des pratiques

L’association Atmo Grand Est, est une structure agréée par le ministère de la Transition écologique et solidaire pour la surveillance réglementaire de la qualité de l’air sur la région. Présidée par le sénateur meurthe-et-mosellan Jean-François Husson, elle organisait le 8 novembre à Nancy, les deuxièmes assises régionales air-climat-énergie-santé des territoires. «L’urgence climatique, la sauvegarde des milieux naturels, la réduction des effets sanitaires des pollutions sont devenues des axes majeurs des politiques publiques», a introduit le président.

La qualité de l’air constitue une ambition sociétale qui s’inscrit dans la transition écologique et environnementale. La journée a été émaillée de plusieurs tables rondes et interventions autour de l’accompagnement par les collectivités, les enjeux en matière de santé et de mobilités et le devoir de s’adapter. Loin d’être clouée au pilori, l’agriculture se présente comme un acteur majeur de la transition en cours. L’intervention remarquée de Maximin Charpentier, le président de la Chambre régionale (CRAGE), aux côtés des élus des territoires, a montré la dynamique volontariste de la profession. La dernière table ronde de l’après-midi, qui portait sur le devoir d’adaptation pour préserver notre santé, a mis en relief des actions initiées dans le milieu agricole et rural, sous l’œil du grand témoin, Frédéric de Blay, professeur en allergologie, et praticien au nouvel hôpital civil de Strasbourg.

Espèces de substitution

Jean-Marc Guehl, directeur de recherches à l’Inra, est un spécialiste de la forêt. Il décrit les dysfonctionnements en cours : dépérissements dans la hêtraie, sans atteinte biotique repérée ; dépérissements dans la chênaie due à la chenille processionnaire et localement au hanneton ; les résineux de montagne touchés par les scolytes et victimes de la sécheresse. Il considère que les épicéas se sont développés à grande échelle, à une altitude anormalement basse.
Compte tenu des systèmes de mise en valeur longs, Jean-Marc Guehl estime qu’il y aura peu de divergence des scénarios jusqu’à 2040-2050. Le problème, c’est après «il faudra trouver des espèces de substitution quand on renouvellera les plantations». Le problème se pose aussi pour la viticulture et l’œnologie, pour laquelle un projet d’adaptation à long terme au changement climatique a démarré.

Les lauréats de «l’appel d’air»

Au cours de ces assises, ont été présentés les dix lauréats de l’appel à actions innovantes et régionales «appel d’air» lancé par Atmo Grand Est.

- RIVAGE : recherche et innovation sur la volatilisation de l’ammoniac en Grand Est : acquérir des références locales pour permettre des préconisations aux agriculteurs sur des pratiques pertinentes et réalisables, enjeu environnemental et économique, porté par la Chambre régionale d’agriculture.
- Extension d’une base de données de gestion du patrimoine arboré pour intégrer les services de régulation de la qualité de l’air (Cerema)
- Evolution de l’impact de certaines espèces végétales sur la qualité de l’air et la biodiversité du milieu urbain (ville de Metz).
- TECA : développement d’un outil d’aide à la décision pour la définition de stratégies, climat et qualité de l’air (Live Umr 7362). Exemple : changer les technologies.
- MIACQ : développement d’une méthodologie d’intégration de données expérimentales à la simulation de la qualité de l’air intérieur (Live Umr 7362).

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