L'Avenir Agricole et Rural 01 février 2018 à 01h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

L’abattoir a besoin de l’engagement des agriculteurs

Le Président de l’abattoir de Chaumont Anthony Masselot présente dans un courrier les avancées du projet et les détails de la prise de parts sociales. Le futur abattoir offrira de nouveaux services, aussi les éleveurs intéressés sont invités à montrer leur intérêt et à apporter leur soutien.

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Ce projet est  ambitieux, mais indispensable à notre territoire et à nos filières viandes.
Ce projet est ambitieux, mais indispensable à notre territoire et à nos filières viandes. - © JLB

Depuis plusieurs mois, vous entendez parler du projet d’un nouvel abattoir pour notre département. Cet outil prend forme grâce au travail d’un petit groupe d’éleveurs. Il restera multi-espèces (bovin, porcin, ovin, équin) et un atelier pour la volaille est prévu afin de mutualiser les coûts également pour cette filière.

Le but premier est de rendre service à l’agriculture locale en proposant un outil de proximité adapté aux nouvelles demandes qui émanent de vous, mais également de nos clients à Viandes 52, des consommateurs et des collectivités territoriales.

La future structure sociétaire sera sous forme de société coopérative d’intérêt collectif SCIC. Cela permettra de  regrouper l’abattoir et la structure commerciale de Viandes 52. La SCIC permet un montage financier où les collectivités peuvent être au capital social et participer également sous forme de subventions.

Nous souhaitons proposer de la découpe et de la mise sous-vide afin de vous fournir des colis de vente directe emballés et étiquetés pour une parfaite traçabilité, mais également la possibilité de faire de la saucisse et du steak-haché.

C’est un projet ambitieux, mais indispensable à notre territoire et à nos filières viandes.

Le budget global dépassera les 5 millions d’euros. Les collectivités territoriales seront sollicitées (Conseil Régional, Conseil Départemental, Europe, GIP,  Agence de l’eau...) mais pour la crédibilité de notre projet, il faut que la profession se mobilise financièrement d’une part et sur l’utilisation de l’outil ensuite.

Pour pouvoir utiliser ce nouvel outil, l’adhésion sera obligatoire. Nous attendons des exploitations un engagement minimum de 10 parts sociales à 50 , soit 500 dans le capital de la société, et une prise de parts en relation avec le tonnage moyen annuel que vous avez fait abattre sur les 2 dernières campagnes à hauteur de 0.10 du kilo de carcasse pour la part abattage familial et 0.05 du kilo carcasse pour la part apporteur (une part sociale par tranche de 500 kg de carcasses facturés).

 

Par exemple :

- une exploitation qui a fait abattre un animal par an de 400 kg de carcasse doit s’engager à hauteur de 500 euros seulement car 400 kg*0,1 euro = 40 euros, soit moins d’une part sociale,

- une exploitation qui a fait abattre 6 animaux soit 2 400 kg environ par an, pour de la vente directe par exemple, devra s’engager à hauteur de 500 euros et de 2 400 kg.

2 400*0,1 euro = 240 euros soit 4 parts sociales supplémentaires de 50 euros.

Avec ce courrier, vous trouverez un décompte de votre activité moyenne à l’abattoir ainsi que le montant minimal de parts sociales que vous devrez acquérir. Je vous remercie d’avance de renvoyer un exemplaire signé. Le paiement de ces parts sociales pourra avoir lieu en 1 fois en 2018.

Le groupe de travail compte sur votre soutien et votre engagement à ses côtés afin de voir ce projet se réaliser et être opérationnel d’ici 2 ans.

Nous ne manquerons pas de vous informer régulièrement de l’avancée du projet. Nous sommes également à l’écoute de vos attentes, n’hésitez pas à nous contacter, il faut que cet outil vous corresponde au mieux.

Disponible en page 3 de notre édition de cette semaine

Les Bulletins à découper et à renvoyer à la :

SA SEAC 1 rue de l’abattoir 52000 CHAUMONT


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