L'Avenir Agricole et Rural 14 mars 2019 à 10h00 | Par T MORILLON

Installation et pérennisation

Les JA de Haute-Marne ont abordé la question de la pérennité des exploitations lors de leur assemblée générale. Une table-ronde a mis en lumière certains leviers comme la baisse des charges de mécanisation, l’intégration d’un GIEE et une stratégie d’entreprise adaptée.

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Anthony Barbier (Président JA), Daniel Coueffé (CA 52), Benoît Lechêne (GIEE Pâturage Lait d’Avenir), Jean Michel Rabiet (Agri-Echange) et Mathieu Valton (CerFrance).
Anthony Barbier (Président JA), Daniel Coueffé (CA 52), Benoît Lechêne (GIEE Pâturage Lait d’Avenir), Jean Michel Rabiet (Agri-Echange) et Mathieu Valton (CerFrance). - © T.M.

Plus de 80 personnes se sont réunies au lycée agricole de Choignes le 1er mars pour l’assemblée générale JA 52. Le secrétaire général Vincent Rolland a rappelé les nombreuses actions effectuées en 2018. Le syndicat a été présent au SIA pour soutenir l’installation, promouvoir les EGA et faire découvrir les produits locaux. Le forum installation à Edgard Pisani à Choignes a permis de communiquer et d’être identifié auprès des jeunes. En juin les JA ont mis des banderoles sur les stations Total de Chaumont pour manifester contre l’importation de l’huile de palme. Pendant le festival de la photo de Montier en Der, ils ont répondu à la campagne d’agribashing de « Nous voulons des coquelicots » en installant une affiche qui valorise l’agriculture, ainsi qu’un stand pour communiquer sur leur métier. En décembre, les JA ont fait un comité d’accueil à la nouvelle préfète en se mobilisant devant la Préfecture. L’occasion d’échanger avec elle sur les EGA, la sécheresse, le parc national et les dégâts de gibier.

Défendre l’intérêt des jeunes

Première assemblée générale pour le Président Anthony Barbier qui a souligné la nette victoire de la liste commune avec la FDSEA aux élections Chambre d’Agriculture. Concernant l’installation, il se félicite qu’en 2018 en Haute-Marne, un tiers des 105 porteurs de projet au PAI ne soit pas issu du monde agricole. « Comme quoi l’agriculture et être paysan n’est pas si terrible que ça ! », mais il reste vigilant, « il n’y a pas de crise de la vocation pour notre métier, pourtant les installations diminuent, nous devons plus que jamais défendre l’intérêt des jeunes ».

Au niveau national, le séminaire de début de mandat à Beaune a permis de dégager deux axes de travail. Tout d’abord sur la dynamique départementale avec la recherche de nouveaux adhérents et la re-motivation des jeunes pour l’engagement JA. «Car tous les ans, nous voyons notre nombre d’adhérents diminuer » déplore Anthony Barbier. Le second, sur la communication : « notre équipe constate chaque jour qu’elle doit sans arrêt se justifier sur ses pratiques quotidiennes. C’est pour cela que nous travaillons pour redonner une image réelle de notre agriculture ». 2 018 est aussi synonyme de victoires syndicales : la hausse des abattements fiscaux sur les 5 premières années d’installation, la modification avantageuse de la zone défavorisée pour notre département et les EGA (prise en compte des coûts de production dans les contrats, relèvement du seuil à perte et encadrement des promotions).

-10 % de frais de mécanisation

Jean-Michel Rabiet, céréalier à Cusey, a décidé de baisser ses charges de mécanisation. « Pour diminuer ce poste, il y a les Cuma, la copropriété et l’entraide entre agriculteurs, mais je voulais créer quelque chose de différent ». Ainsi est né Agri-Echange, une plateforme d’échanges de services entre agriculteurs sans sortie de trésorerie. L’exploitant propose une prestation, il fait un devis avec un agriculteur intéressé par les travaux en question et les deux se mettent d’accord sur un prix. Une monnaie interne au compte est ensuite créditée sur le compte du prestataire. L’agriculteur est libre d’accepter ou non la prestation. Il peut décider de la réaliser lui-même, de prêter de la main-d’œuvre, ou simplement de mettre son matériel à disposition. On peut également donner du foin ou de la paille pour créditer son compte.

LA FÊTE À GERMISAY

Le canton des Hautes Vallées organisera la fête de l’agriculture les 31 août et 1er septembre à Germisay. En plus d’accueillir la finale régionale de labour, le concours « J’ai de l’audace » mettra en avant une invention, un dispositif qui facilite la vie dans les fermes.

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