L'Avenir Agricole et Rural 16 février 2012 à 10h49 | Par L'Avenir Agricole et Rural

INSTALLATION - Des Jeunes très avenants. Rendez-vous au forum...

Le syndicat des Jeunes Agriculteurs et la Chambre d’Agriculture de Haute-Marne s’associent pour la deuxième fois consécutive dans l’organisation du forum de l’installation à destination des étudiants des filières agricoles. Témoignages et partenaires du monde agricole vous y attendent.

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Le 21 février prochain aura lieu le deuxième forum de l’installation. Ci-après un avant-goût des témoignages de jeunes agriculteurs qui ont franchi le pas. Si aucun ne regrette d’avoir concrétisé son projet, mûri de longue date, en revanche, dans l’esprit de tous, plane l’inquiétude ne pas « coller » aux prévisions du PDE, ce qui peut avoir de lourdes de conséquences et entraîner la perte des avantages liés à l’installation. Adieu alors prêts bonifiés et DJA...

Anne lise et Benoît Morel : innover plutôt que s’agrandir

Anne-Lise et Benoît ont tout deux une formation viticole, complétée par une année de stage en Australie, dans l’optique de planter des hectares de vigne à Daillancourt lorsque que l’extension de l’AOC le permettra.

Pour l’instant, le jeune couple a choisi de développer l’accueil à la ferme sur l’exploitation des parents d’Anne-Lise, en transformant l’atelier « ferme pédagogique » en ferme-auberge. Dans cette optique, ils transforment un bâtiment de caractère jusque-là dédié au stockage de fourrage en une salle de réception pouvant accueillir jusqu’à 150 personnes. Il existe également un marché en semaine pour les ouvriers de passage, mais qui ne fonctionne que sur réservation.

Car l’objectif est de servir un maximum de viande fraîche produite sur l’exploitation : volaille mais bientôt porc, lapin, lots de caille... viendront agrémenter la table des Gourmandises. Anne-Lise et Christiane s’occupent de la préparation des mets.

L’activité de la ferme-auberge a véritablement démarré le 15 novembre, avec une pointe d’activité en fin d’année, mais janvier a été plus calme. En matière d’investissement, les réalisations sont en phase avec le PDE, mais il est difficile de prévoir quel sera le chiffre d’affaires sur l’année.


Affiche
Affiche - © JA

Alban Saintomer : un profil qui cadre bien

Alban s’est installé « hors cadre familial » le 1er janvier 2011, à l’issue d’une année de parrainage. Bien que né à Grenoble, il a beaucoup d’attaches familiales en Haute-Marne et s’intéresse depuis toujours à l’agriculture. Après un BTS en production animale, il apprend par le bouche à oreille qu’une exploitation recherche un associé à Cirfontaines en Azois, avec un profil grande culture. Polyvalent, il s’adapte rapidement à son environnement. Il s’installe en rachetant des parts du GAEC. Le plus délicat pour lui, dans la rédaction du PDE, a été de planifier avec ses associés le remplacement du matériel à cinq ans.

Récemment, la ferme qu’il avait prévu de reprendre au départ s’est libérée. Sa reprise a naturellement nécessité la réalisation d’un avenant au PDE avec la reprise de 96 hectares et 142 000 litres de quota. Un avenant conséquent qui a été validé lors de la dernière CDOA.

Jean Charles Robert : Tenir compte des aléas

Jean-Charles Robert, responsable de l’organisation de la fête de l’agriculture en 2011 est à présent bien connu dans le département. Il est installé depuis le 28 avril 2010 sur l’exploitation familiale spécialisée en viande. Pour lui, le PDE a été simple à réaliser. D’après le bilan comptable, et la prise en compte des prix de vente, rendements et annuités... Sauf que la sécheresse est passée par là, touchant durement les plateaux calcaires. De plus, Jean-Charles est passé de près à côté de l’indemnité versée dans le cadre du dossier calamité. Résultat : des factures de paille et d’aliments achetés au prix fort qui viennent sévèrement amputer le résultat de l’exploitation. Autre message que Jean-Charles souhaite faire passer auprès des jeunes en cours d’installation : le PDE concerne l’ensemble de l’exploitation, y compris les investissements de renouvellement et pas seulement les aménagements liés à l’arrivée du nouvel associé. Une méconnaissance qui lui a valu un avenant... et 220 euros de frais de dossier. Il compte sur un meilleur accompagnement des jeunes par les organisations professionnelles en charge de l’installation.

Cédric Jappiot : prendre du recul avant de franchir le pas

Après un BTS ACSE et une spécialisation en élevage laitier, Cédric souhaite prendre du recul avant de faire le grand saut de l’installation. Il part un an aux Etats-Unis et travaille dans un élevage peu banal : la production de verres de terre destinés aux pêcheurs... Cette expérience le conforte finalement dans son projet de travailler à son compte. A son retour, il entame les démarches et s’installe en 2008 avec 123 hectares et 450 000 litres de quota sur le GAEC Saint Pierre qui compte actuellement quatre associés, un salarié et un « parrainé », dans l’optique d’un départ à la retraite d’un des associés.

Bénéficiant de quelques années de recul, il constate qu’il s’est tenu aux prévisions de son PDE en terme d’investissement. Seul Hic, les prix de vente et le cours des matières premières qui jouent au yoyo depuis son installation et rendent toute estimation incertaine.

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